Action nationale

Assemblée nationale : Sensibiliser les plus jeunes à la démarche scientifique

Informatique Ecole Istock

L'Assemblée nationale a adopté le 21 février 3 résolutions qui prônent un renforcement de l'enseignement de la science, vecteur de l'innovation. l’Académie des sciences, l’Académie des technologies et l’Académie des sciences morales et politiques doivent être davantage impliqués dans les cursus scientifiques comprenant les enseignements en sciences dispensés dans les lycées.

Dans une séance consacrée aux "Sciences et progrès dans la République française" ont été discutées trois propositions de résolution de M. Jean-Yves Le Déaut, de M. Bernard Accoyer, et de Mme Dominique Orliac et de plusieurs de leurs collègues sur les sciences et le progrès dans la République.

Les groupes parlementaires à l’origine de ces propositions s’inquiètent du “déclin des sciences dans les médias, l’enseignement ou le débat politique”, et appellent le gouvernement à enrayer ce processus – car “la République a besoin de savants”.

Les parlementaires rappellent que la science est un “vecteur essentiel de l’innovation”, et proposent de “sensibiliser les plus jeunes à la démarche scientifique”. Ils proposent également d'impliquer davantage l’Académie des sciences, l’Académie des technologies et l’Académie des sciences morales et politiques dans les cursus scientifiques comprenant les enseignements en sciences dispensés dans les lycées. 

En conclusion des débats, Thierry Mandon, secrétaire d’État chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, souligne que "c’est par la pratique qu’on découvre la science et non par les contenus enseignés à l’école primaire ou à l’école secondaire. Bien sûr, ceux-ci sont importants, vous avez raison de le souligner dans votre résolution : les mathématiques, certains enseignements sur l’informatique – cela bouge depuis 2014 –, tout cela est très important. Mais il faut d’abord encourager les acteurs qui font pratiquer la science dès le plus jeune âge, tels que La main à la pâte, Universcience ou Planète Sciences. Tous ces acteurs dédramatisent l’acte scientifique pour que, dès le plus jeune âge, nos enfants, garçons et filles, pratiquent la science avant de l’apprendre. C’est vraiment le cœur d’une politique efficace."

Il a également exprimé quelques regrets : "alors que la campagne présidentielle a débuté il y a quelques mois, les candidats sont objectivement, sur les questions scientifiques et de recherche, d’une discrétion et d’une pudeur que l’on ne peut que regretter. Il m’est arrivé de dire que la recherche et la science n’étaient pas des gros mots : chacun peut inviter ses candidats à en faire plus grand usage".

Lire le compte-rendu intégral du texte "Sciences et progrès dans la République française : discussion de trois propositions de résolution"

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