Séances

Courant continu : le retour, les perspectives. Séance du 15/5/13


Bernard Decomps fait la synthèse des débats de cette séance qui a réuni plusieurs industriels (Alstom, IFSTTAR, France Telecom, Supelec, Schneider Electric, CISCO, RRTE) autour des perspectives nouvelles pour le courant continu.
Opens external link in new windowVoir la video


On doit à Thomas EDISON les premières applications de l’énergie électrique en courant continu dans l’industrie et les usages domestiques. Les pertes ohmiques en ligne en basse ou moyenne tension entre le producteur de l’électricité et les usagers imposent la construction de centrales thermiques à charbon polluantes au plus près des grandes agglomérations. EDISON n’a pas cru pas à l’avenir du courant alternatif et du transformateur de tension que lui proposait son collaborateur Nicola TESLA. Ce dernier vend alors ses brevets à la compagnie WESTINGHOUSE. Le courant alternatif ne tarde pas à supplanter le courant continu dans la production, le transport, la distribution et les usages de l’électricité pour un siècle, au moins, de suprématie absolue !

Et pourtant, depuis une vingtaine d’années, la diversification des sources et du stockage, les impératifs du transport d’énergie à très grande distance ou dans des câbles coaxiaux capacitifs impropres au courant alternatif, la nécessité de relier des réseaux désynchronisés et, pour finir, de nouveaux usages de l’électricité – éclairage, domotique, data centres, moyens de locomotion, etc. – remettent en selle le développement du courant continu. Avec des composants de puissance de plus en plus performants et des câblages dédiés, on sait réaliser des dispositifs électroniques AC/DC ou DC/AC, des coupleurs AC/DC/AC, des élévateurs de tension DC/DC en courant continu, des distributeurs mixtes de courant et de données électroniques. Le courant continu permet pratiquement de tout faire alors que le courant alternatif, génial pour le transport et la distribution de l’énergie électrique, butte de plus en plus souvent pour capter des énergies nouvelles sans perturber le réseau ou pour alimenter directement une grande variété de nouveaux usages.

Pourquoi dès lors refuser de sauter le pas et opter pour le retour du courant continu de bout en bout ? Des raisons techniques ? L’ampleur des investissements à prévoir ? Des raisons économiques ? Des raisons culturelles quand on confronte l’allant des pays asiatiques aux petits pas de l’occident ? Parfois, une sorte de « peur du ridicule » semble expliquer la prudence des formateurs ou des chercheurs, une prudence partagée par de nombreux industriels qui se préparent sérieusement à une mutation de grande ampleur sans le reconnaître publiquement.

Nous nous sommes efforcés de provoquer les spécialistes au cours des dernières semaines. La séance est organisée pour montrer les enjeux, prendre la mesure des défis qui restent à résoudre et, surtout, libérer la parole pour oser un véritable travail prospectif.

Programme

14h00-14h05 Initiates file downloadIntroduction, Bernard DECOMPS

14h05-14h25 Initiates file downloadHistorique, Gilbert RUELLE

14h25-14h45 Le courant continu : impact des technologies nouvelles, Gérard COQUERY (Ifsttar)

14h45 15h45 Le transport d’énergie électrique à très haute tension:

Olivier GRABETTE (RTE) - Initiates file downloadprésentation

Stephane LELAIDIER (Alstom)

15h45-16h45 Perspectives industrielles à moyenne et basse tension, domotique, éclairage, data centres, Alain POUYAT, modérateur,
avec Olivier SEZNEC (CISCO) - Initiates file downloadprésentation
Didier MARQUET (France Telecom) - Initiates file downloadprésentation
Frédéric VAILLANT (Schneider Electric) - Initiates file downloadprésentation

16h45-17h00 Conclusions : perspectives pour la formation, la recherche et l’industrie, Jean-Claude VANNIER (Supelec) et Alain POUYAT