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Action nationale

Quelle économie numérique, quelle société numérique en 2030 ?

13/07/2010

 

L'année 2010 marque deux bicentenaires : celui de la loi du 21 avril 1810 qui a posé les fondements de l'action publique dans l'exploitation minière, et celui du décret du 18 novembre 1810 qui a organisé le « Corps impérial des Ingénieurs des Mines » et créé le Conseil général des mines (CGM).

Le 1er février 2009, le Conseil général des mines a fusionné avec le Conseil général des technologies de l'information pour former le Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET). Et ce même jour, le corps des ingénieurs des mines et le corps des ingénieurs des télécommunications fusionnaient également pour constituer le « nouveau » corps des Mines.

En célébrant le bicentenaire du CGM dont il est pour partie issu, le CGIET souhaite raviver la mémoire de ces deux siècles d'action au service de l'État, et tracer des perspectives d'avenir autour de quelques grandes problématiques relevant de son champ de compétences. C'est à cette fin que cinq colloques seront organisés tout au long de l'année 2010.

Le premier colloque, intitulé « Quelle économie numérique, quelle société numérique en 2030 ? », aura lieu le 23 juin 2010 de 14h à 18h30, au centre de conférences Pierre Mendès France.
Ce colloque prospectif, organisé par le Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies,  est supervisé par Alain BRAVO, directeur de SUPELEC et membre de l'Académie des technologies.
Avec la participation de Jean-Charles Hourcade, membre de l'Académie des technologies et co-auteur du rapport "Longévité de l'information numérique : les données que nous voulons garder vont-elles s'effacer ?" et Bernard Chevassus-au-Louis, inspecteur général de l'agriculture, MAAP-CGAAER, membre de l'Académie des technologies.



Longévité des supports numériques : les données que nous voulons garder vont-elles s'effacer ?

09/04/2010

Pourquoi s'intéresser à la préservation à long terme de l’information numérique, alors que les capacités de stockage n'ont jamais été aussi vastes et bon marché ?

Cette question soulève un problème de plus en plus important : nos sociétés produisent des masses croissantes d'information, alors même que la durée de vie des supports numériques disponibles pour la conserver n'a jamais été aussi courte. Le stockage ou la sauvegarde à court terme ne soulèvent pas de question particulière, mais archiver de cette façon sur des décennies ou un siècle pose un tout autre problème, dans la mesure où les supports numériques n’ont qu’une durée de vie de 5 ou 10 ans environ.

L’évolution de ces supports étant difficile à prévoir, seul un suivi constant des données et leur migration perpétuelle permettront d’en assurer l’archivage, avec un coût d’organisation important.

Si ce problème est correctement abordé dans quelques organismes publics spécialisés, il est très largement ignoré du grand public ainsi que de la majorité des institutions ou entreprises. Une importante quantité d’informations personnelles, médicales, scientifiques, techniques, administratives, etc., est ainsi en réel danger de disparition.

Devant ce constat, l’Académie des sciences et l’Académie des technologies ont créé un groupe de travail commun, avec l'ambition de faire le point sur le sujet.

Le présent rapport se donne un périmètre précis en se concentrant sur la fraction de l’information qui garde sa valeur à long terme : documents soit personnels (souvenirs familiaux, données médicales, ...), soit publics (données scientifiques acquises lors d’expériences uniques, ...). Les stratégies possibles sont discutées et les différents supports de stockage utilisables sont passés en revue, avec une brève discussion de leurs qualités et limitations respectives. Le rapport évalue également la possible généralisation de la stratégie active à l’ensemble des besoins de la société. Enfin sont étudiés les disques optiques numériques enregistrables, pour lesquels une série de mesures alarmantes a été effectuée récemment. Les auteurs proposent quelques pistes qui pourraient conduire à des disques enregistrables de bien meilleure longévité et émettent quatre recommandations de nature à faire prendre conscience de ce problème général et des voies possibles pour le résoudre.

Opens external link in new windowCommander le rapport

Opens external link in new windowEcoutez l'interview de Jean-Charles Hourcade, journal de la semaine, Universciences TV

Création d'un groupe de travail "technologies et santé"

07/05/2010

GT "Informatique et santé" création 2010
Groupe de travail conjoint entre l'Académie de médecine et l'Académie des technologies

Ce groupe de travail est rattaché à la Opens external link in new windowCommission Technologies et santé.

Axes de travail
promotion d'un projet pilote de grande envergure, en Région Champagne-Ardenne, à titre de démonstration pilote d’un nouveau secteur de santé, s’appuyant sur les analyses développées dans le Rapport de l’Académie des technologies Opens external link in new windowLe patient, les technologies et la médecine ambulatoire

Reponsables
Jean de Kervasdoué
(Académie des technologies)
Emmanuel Cabanis (Académie de médecine)

Sherpa
Elena Callay

Axes de travail

Le Groupe de travail focalisera le sujet dans un champ extrêmement vaste qui va des applications strictement médicales à la bio-informatique, mais aussi  à l'informatique hospitalière, celle des réseaux de soins, des cabinets médicaux et para-médicaux, de l'assurance maladie, à  l'e-santé et à  la télé-médecine...
Il conviendra dans un premier temps de se plonger dans les très nombreux rapports qui ont déjà été écrits sur ces sujets.

Le travail de bibliographie et d'analyse des rapports écrits depuis quinze ans sera réparti entre les membres du groupe ce qui permettra de confronter leurs analyses et recommandations avec l'état des lieux en insistant sur l'analyse de l'existant et en donnant une attention particulière à l'aspect industriel et au lien recherche-enseignement-industrie.

Dans un deuxième temps, seront invités un nombre limité d'acteurs-clés pour tester le bien fondé des analyses et la pertinence des recommandations.

Séminaires, colloques

Opens external link in new windowJournée sur la médecine ambulatoire et la télésanté -4 Novembre 2009, Châlons-sur-Marne


Publications récentes

Opens external link in new windowLe patient, les technologies et la médecine ambulatoire - Rapport de l'Académie des technologies, 2008 

Débat public sur les nanotechnologies

11/03/2010

Le Bilan

La Commission nationale de débat public (C.N.D.P.) a présenté le bilan du débat sur les nanotechnologies qui s’est tenu entre octobre 2009 et février 2010. Ce bilan sera  analysé  par  le  Gouvernement,  qui a précisé que ses conclusions pendront en compte les questions et les attentes synthétisées par la C.N.D.P.

"Conformément aux engagements pris par le Gouvernement dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, les ministres chargés du développement durable et de l’environnement, de l’économie, du travail, de la recherche, de la défense, de la santé  et de l’agriculture ont  saisi conjointement, le 23 février 2009, la Commission nationale de débat public (C.N.D.P.), en vue de l’organisation d’un débat sur des options générales en matière de développement et de régulation des nanotechnologies.

Ce débat s’est tenu entre le 15 octobre 2009 et le 24 février 2010, et la CN.D.P. a rendu public le 13 avril le bilan des échanges qu’elle a conduit.

Le Gouvernement salue le travail réalisé par la commission dans des conditions parfois difficiles, certains individus contestant le principe même de tout échange. Le gouvernement se félicite que la dynamique du débat ait permis de sensibiliser le public aux enjeux considérables liés à une technologie d’avenir et de recueillir les questions émanant du public, ou d’organismes intéressés, sur l’ensemble des aspects concernant le développement de ces technologies.

Il apprécie que des documents d’information très complets sur ce domaine émergent aient été produits et restent à la disposition du publichttp://www.debatpublic-nano.org/. Ces documents comprennent des contributions et avis émanant de tous les secteurs de la société, en particulier sous la forme d’une cinquantaine de cahiers d’acteurs qui attestent de l’intérêt pour les questions soulevés et de la qualité du dialogue engagé.

Durant les prochaines semaines,le Gouvernement va analyser le bilan de ce débat public pour en tirer les enseignements utiles et préciser les suites qui y seront apportées. Les conclusions du Gouvernement pendront en compte les questions et les attentes synthétisées par la C.N.D.P., notamment le souhait de poursuive la concertation avec la société civile." 
(Communiqué - Valérie Pécresse -13 avril 2010)

L'Académie des technologies, acteur du débat

Depuis un an, dans le cadre de la Commission environnement, un groupe de travail a été constitué sur les risques des nanoparticules sous la double animation de Georges Labroye et Gérard Toulouse. En juillet 2009, le président Alain Pompidou, dans le souhait d’inscrire l’Académie des technologies dans un débat national d’importance, a sollicité les membres de ce groupe pour participer au débat national sur les nanotechnologies en siégeant aux séances du comité particulier du débat public animé par Jean Bergougnoux et en proposant une contribution écrite au Cahier d’acteurs.

Ce cahier d’acteur a été remis aux participants dès la première session du 15 octobre à Strasbourg. Certains des membres du groupe de travail ont été invités à participer à plusieurs séances et ont pu apprécier la qualité des débats. Malheureusement, l’obstruction systématique de certains groupes d’opposants n’ont pas permis la poursuite des séances en province ; l’Académie des technologies déplore cette situation.

De tels débats sur les nouvelles technologies sont une nécessité pour que la science soit comprise par les citoyens en pesant le plus objectivement possible les risques par rapport aux avantages qu’elles apportent dans la vie courante. Les conclusions et les recommandations du groupe de travail ont été sollicitées. Le déroulement du Débat Public a servi de révélateur du malaise profond qui règne dans le domaine « science et société ».

Par la diversité de ses membres, de leurs compétences et de leurs fonctions, par sa pratique de délibérations courtoises et franches, l’Académie est apparue comme un lieu de propositions constructives en direction des pouvoirs publics et des médias.

Cahier d'acteur sur le développement et la régulation des nanotechnologiesInitiates file downloadNanoparticules : enjeux et risques potentiels
Contribution du groupe de travail de l'Académie

L’Académie des technologies a déjà publié en collaboration avec l’Académie des sciences sur ce thème (rapport « Nanosciences, nanotechnologies, avril 2004) et poursuit son activité selon deux axes.
D’une part, elle engage une large concertation avec l’ensemble des acteurs opérationnels directement impliqués sur ce sujet ; d’autre part elle poursuit sa propre réflexion et ce, d’une manière d’autant plus pertinente qu’elle compte parmi ses  membres des chercheurs éminents dans ce domaine venant d’horizons divers (recherche appliquée sur les risques environnementaux, pharmacie, cosmétologie, dermatologie, physique, chimie, etc…) et qu’elle s’appuie sur les connaissances développées dans les organismes publics français (INERIS, CNRS, INSERM, INRS, AFSSET, CEA, INRA, IRSN…) et en relation avec les Institutions Européennes (CE) ou internationales (OCDE, UNESC
O).

Enseignement intégré de science et technologie : université de printemps - 24-25 mars 2010

24/03/2010

Depuis la rentrée 2006, sous l'impulsion de l'Académie des sciences et de l'Académie des technologies, une expérimentation pédagogique d’Enseignement intégré de science et technologie se met en place dans des classes de 6ème et 5ème, avec l’objectif d’une meilleure articulation des enseignements scientifiques.

Jean Salençon, Président de l'Académie des sciences et Bruno Revellin-Falcoz, Vice-Président de l'Académie des technologies, ont le 24 mars 2010 l'université d'été du programme de pilotage de l'EIST.

Initiates file downloadProgramme de l'Université d'été EIST

Initiates file downloadDiscours de Bruno Revellin-Falcoz, Vice-Président de l'Académie des technologies

Opens external link in new windowGuide de découverte de l'EIST

Sommaire :

Résumé exécutif

Partie I

1. Enseigner la science et la technologie (S&T) au collège 

1.1  Contexte international
1.2  Contexte national
1.3  Trois modèles possibles
1.4  L’expérimentation EIST

Partie II

2. L'enseignement intégré ST : quels acquis après 4 ans d’expérimentation (2006-2010) ?

2.1 Quels bénéfices pour les élèves ?
2.2 Quels enjeux pour les professeurs ?
2.3 En dehors de la classe
2.4 Les conditions du succès

Partie III

3. L'enseignement intégré ST, un choix possible pour les établissements

3.1 Une volonté collective
3.2 Intégration et programmes
3.3 Démarches institutionnelles
3.4 Dans la classe, comment faire ?
3.5 Diverses modalités d'accompagnement

Conclusion

A Annexes

A.1 Quelques extraits de rapports internationaux
A.2 Loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école du 23 avril 2005
A.3 Appel d'offre aux recteurs (2006)
A.4 Les dix principes de l’EIST
A.5 Objectifs et méthodes des évaluations
A.6 Horaires et coûts
A.7 Prix Académie française / Académie des sciences
A.8 Liste des pôles académiques de soutien à l'innovation
A.9 Projet européen « science et maths » Fibonacci (2010-2013)
A.10 Abréviations utilisées

B Bibliographie et ressources

B.1 Extraits du guide Matière et Matériaux
B.2 Extraits du guide Énergie et Énergies
B.3 Repères commentés

Un message des Académies

Nous souhaitons que tous les enfants, dès leur jeune âge, acquièrent le goût et une juste vision de la science comme de la technologie, ces deux sœurs jumelles. De ce vœu naquit en 1996 La main à la pâte à l’école primaire. Pour tous les élèves, ceux qui ne faisaient jadis emploi du mot intelligence que pour rendre compte de ce qu’ils pensaient n’avoir point, mais qui par contre maîtrisent l’intelligence de la main, comme pour ceux qui trouvent plus aisément leur chemin vers l’abstraction, l’Académie des sciences et l’Académie des technologies se sont mobilisées. En relation permanente avec le Ministère de l’éducation nationale, elles ont œuvré pour un enseignement élémentaire de qualité fondé sur l’investigation, l’interdisciplinarité, l’enrichissement mutuel et le partage des compétences.

Après l’école primaire vient le collège, lieu où s’amplifient les difficultés scolaires et où se différencient les destins, parfois dans l’échec et le rejet : il ne nous paraît pas acceptable que des milliers d’élèves en sortent chaque année sans qualification ni diplôme. Il était donc normal qu’en 2006, dix années après la naissance de La main à la pâte, nous fassions des propositions pour le collège. Marquant la continuité de notre effort dans un contexte différent, nous avons intitulé cette nouvelle expérimentation Dans le sillage de La main à la pâte. Conduite pendant quatre années en classes de 6e et 5e, atteignant en 2010 une cinquantaine de collèges, elle a démontré l’intérêt d’un enseignement intégré de science et technologie pour les élèves, pour les professeurs, pour le personnel d’encadrement. La possibilité d’enseigner autrement existe, et porte en germe des solutions aux difficultés du collège et à la réforme des lycées en s'appuyant sur les exigences du socle commun de connaissances et de compétences.

Ce guide est destiné à tous les acteurs de la société et du monde de l’éducation : recteurs, inspecteurs, professeurs, chefs d'établissement mais aussi parents d’élèves, partenaires de nos Académies, scientifiques et ingénieurs. Il se veut pratique. Il n’a d’autre ambition que d’aider ceux qui le souhaitent à bénéficier de l’expérience acquise pour la faire fructifier et l’amplifier. Nous formons le vœu que de façon progressive, dans le respect de la compétence disciplinaire des professeurs qui est une grande richesse pour notre pays, se crée ainsi un enseignement savoureux de science et technologie à la charnière de l’école primaire et du collège. 

Jean Salençon président de l’Académie des sciences  

Alain Pompidou président de l’Académie des technologies