Conférences
Colloques et séminaires
Ces biotechnologies végatales qui façonnent les plantes cultivées. Paris, 9/12/11
FINANCIUM 2011 La finance d’entreprise : entre audace et prudence. Paris, 6 et 7 décembre 2011
Vérités scientifiques et Démocratie. Paris, 7/12/11
Vallée de la Seine : comment répondre aux enjeux industriels, logistiques et énergétiques ?5/12/11, le Havre
Rencontre au Sénat. Vendredi 2 Décembre 2011, de 9h à 18h.
Avec la participation de : Michel Gollac, Alain Supiot, Pierre Veltz, membre de l'Académie des technologies, Dominique Méda, Sébastien Sihr, Dominique Reigner, Alain Alphon-Layre, Emmanuel Couvreur, Jean François Foucard, Patrick Pelata, Alain Lejeau, Ludovic Tchoulfian, Didier Bezace, Nicolas Frize, Sylvie Giron.
Avec la présence de plusieurs sénateurs : Jean-Pierre Bel, Président du Sénat, Gérard Larcher, ancien ministre du travail, Annie David, présidente de la commission des affaires sociales, Jean-Pierre Godefroy, vice-président de la commission des affaires sociales, Martial Bourquin, vice-président de la commission de l’économie, du développement durable et de l’aménagement du territoire.
La question du travail sera t-elle présente dans le débat public à l’occasion de la future élection présidentielle ? Ce serait plus que légitime et peut-être même urgent. Mais rien n’est moins sûr.
Pourtant la France tient en la matière une place paradoxale. La synthèse réalisée au Centre d’Etudes de l’Emploi fait réfléchir : les Français sont, à la fois, ceux qui accordent le plus d’importance au travail en Europe et aussi ceux qui souhaitent le plus voir la place de celui-ci se réduire dans leur vie. C’est la marque, montre l’étude, d’une désillusion à la mesure d’attentes simultanément fortes et déçues, cultivées par une histoire nationale singulière. En France, le travail est devenu indéfendable aux yeux de beaucoup de ceux qui le font.
La France est aussi le pays, où « l’hostilité » des relations professionnelles entre dirigeants et dirigés prend la forme d’une méfiance chronique qui intoxique le travail, celui de tous les jours jusqu’au système des relations professionnelles instituées. Le conflit inhérent à la relation salariale est maintenant « empoisonné » dans notre pays comme nulle part en Europe. L’usage et les affrontements autour du droit du travail en porte la trace.
C’est connu, les indicateurs de la santé au travail sont « au rouge ». Les médecins du travail et tous les professionnels des services de santé au travail le répètent. En témoigne aussi le récent rapport du Collège d’experts sur les Risques Psychosociaux, comme les différents résultats des commissions parlementaires à ce sujet ou encore le rapport remis au Premier Ministre concernant les rapports entre bien être et efficacité dans le secteur privé. Il est inutile d’insister encore sur les drames dont de très grandes entreprises ont été le théâtre ou sur l’ « épidémie » de TMS qui grève si lourdement les comptes de l’assurance maladie.
Sous l’injonction de l’Etat et du ministère du travail, les plans d’action contre ces « risques » se multiplient dans l’urgence et les négociations sur le stress également sans qu’on soit sûr qu’on aille vraiment au-delà de satisfaire à des obligations légales. Le vrai risque psycho-social de la période est de multiplier les fausses solutions. C’est que le problème dépasse les simples dérives managériales au demeurant condamnables. Un peu « d’humain » n’y suffira pas. A défaut de soigner le travail -à tous les sens du terme- soigner les personnes est un puits sans fond.
Il n’y a pas que l’intensification du travail. Le fond du problème est la difficulté croissante qu’éprouvent de nombreux salariés à se reconnaître dans « un travail ni fait ni à faire », dans des tâches qui percutent trop l’idée qu’ils se font du travail bien fait. La qualité des produits du travail qui défraie presque quotidiennement la chronique, la qualité de son organisation collective et hiérarchique, la vie que le travail fait à chacune et chacun -pour elle, pour lui et pour leurs enfants- la qualité du lien social qu’il façonne et celle des rapports délétères qu’il implique avec la nature est devenue un problème politique cardinal. Le travail a le bras long et, quand ceux qui le font ne s’y retrouvent plus, il affecte tous les temps et les espaces de la vie.
La souffrance au travail, quand elle existe, n’existe pourtant qu’à proportion de possibilités créatrices à la fois immenses et ravalées : capacités, engagements, ressources psychologiques et sociales gaspillées, énergie perdue dans des organisations qui la dissipent au lieu de l’investir en création collective. De nombreux salariés, en colère ou désabusés « en font une maladie », des maladies qui bousculent les frontières factices du corps et de l’esprit. De nombreux dirigeants ont compris que l’entreprise mérite mieux que cela. De plus en plus d’artistes aiguisent leur sensibilité et la nôtre aux vertus de l’imprévu si refoulé aujourd’hui et pourtant au principe même de tout travail réel.
Beaucoup de recherches montrent d’ailleurs que le travail n’est pas voué à ce destin. Il est un opérateur de santé majeur et peut être crédité d’une véritable fonction psychologique quand l’efficacité concrète des actes est au rendez-vous ; quand la performance financière reste seulement un moyen de donner un sens personnel et social à l’effort consenti ensemble. La santé au travail et hors travail pâtissent au contraire de la tyrannie du court terme qui empêche de travailler correctement pour soi et pour les autres. La performance elle-même est minée quand la finance devient un but en soi. Alors elle fait rage contre elle-même au détriment de la qualité de la vie sociale.
La rencontre que nous organisons au Sénat le 2 décembre veut mettre à profit les connaissances et les engagements dont nous disposons pour réfléchir et agir dans la conjoncture politique où nous sommes : là où est le problème est aussi la solution. Une reprise de l’initiative des acteurs réels du monde professionnel est envisageable autour d’un autre objet de confrontation que les conflits traditionnels du système de relations professionnelles à la française : le conflit de critères sur le travail de qualité dont chacun est finalement comptable s’il ne veut pas tricher avec le réel ni avec le sort des générations futures.
Un « nouveau professionnalisme » se cherche, ouvert, au-delà du travail, au dialogue avec les consommateurs, les usagers ou les clients qui sont aux premières loges du travail « ni fait ni à faire ». Au sein des Directions d’entreprises, du Syndicalisme, de la Recherche ou du Conseil, on peut encourager la levée du déni du conflit sur les critères du travail bien fait qui paralyse le monde professionnel. Ce déni met en péril la santé des femmes et des hommes et l’efficacité. Mais plus seulement. Il implique maintenant le « hors travail » et la « nature » dans des rapports sociaux qui les dégradent alors qu’il n’y a là rien de fatal. Autour de cette question, peuvent se retrouver -sans naïveté sociale- non seulement dirigeants et syndicalistes mais aussi experts, associations d’usagers ou de clients et élus préoccupés de l’empreinte du travail sur les territoires.
Sans doute une telle perspective implique-t-elle, au-delà de l’action politique, des efforts de recherche nouveaux et des coopérations entre disciplines scientifiques pour définir des thématiques inhabituelles. Ce sera l’objectif de cette journée que de réfléchir aussi bien à l’action possible qu’à l’engagement institutionnel pour soigner la recherche publique dans ce champ trop délaissé. (Présentation des organisateurs)
PROGRAMME
Matinée : 9h-12h30.
(Accueil à 8h30 porte 15 ter, rue de Vaugirard – Paris 6ème)
Mots de bienvenue de Jack Ralite, ancien ministre
Ouverture par Alain Berthoz, professeur honoraire au Collège de France, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie des technologies.
Interventions de Yves Clot, professeur de psychologie du travail au CNAM,
Michel Gollac, directeur du laboratoire de sociologie quantitative du CREST, Président du collège sur le suivi des RPS,
Alain Supiot, Juriste. Directeur de l’Institut d’Études Avancées de Nantes.
Pierre Veltz, sociologue, Directeur de l’Etablissement Public de Paris-Saclay.
11h45. Table ronde avec des représentants des grands organismes de recherche (ANR, CNRS, INSERM, INRIA).
Après-midi : 14h-18h.
1er Table ronde avec :
Sébastien Sihr (SNUIPP), Alain Alphon-Layre (CGT), Emmanuel Couvreur (CFDT). Jean François Foucard (CGC), Patrick Pelata (conseiller du Président de Renault-Nissan BV), Ludovic Tchoulfian (DRH France Becton Dickinson), Alain Lejeau (Mandataire MEDEF, membre de la CAT/MP), Dominique Reigner ( Cabinet conseil BPI).
2ème Table ronde avec :
Jack Ralite, Nicolas Frize (compositeur), Didier Bezace (Directeur du Théâtre de la Commune d’Aubervilliers), Sylvie Giron (danseuse et chorégraphe).
Conclusions.
(Source : site web Et voilà le travail)
La Fondation Ecologie d'avenir organise le 9 décembre 2011 une colloque :
Ces biotechnologies végatales qui façonnent les plantes cultivées
qui se tiendra au collège des Bernardins, 20, rue de Poissy, 75005 Paris.
Ce colloque est organisé par Patrice Desmarest, membre de l'Académie des technologies, et Michel Caboche, membre de l'Académie des sciences.
Entrée gratuite, inscription obligatoire.
Présentation du colloque
La crise actuelle contraint les dirigeants Finance Gestion à piloter leurs activités dans un contexte économique et financier incertain. Leur fonction première – prudence – est de sécuriser l’entreprise en consolidant les indicateurs de performance, en menant des études de rentabilité plus fines ou en maîtrisant la trésorerie. Mais ils doivent aussi faire preuve d’audace, en participant à la stratégie pour aider leurs entreprises à innover encore davantage, à se développer et à trouver de nouveaux vecteurs de croissance.
L’édition 2011 de Financium sera le neuvième rendez-vous stratégique annuel de l’Association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion. Dans le contexte économique général de reprise hésitante, l’enjeu de ce millésime sera particulièrement élevé. Les organisateurs l’ont conçu pour donner un signal très fort à ces dirigeants Finance Gestion. Ceux-ci doivent s’armer en compétences et affirmer leur légitimité pour influer sur la performance des entreprises.
Entre prudence et audace : cette thématique sera traitée à trois niveaux :
- de grands débats feront intervenir des économistes, des philosophes et des analystes financiers dans une perspective économique et sociétale ;
- des conférences aideront les directeurs administratifs et financiers à relever les défis auxquels ils sont confrontés par des retours d’expérience en termes de méthodologie, d’organisation et d’outils ;
- des ateliers « paroles d’experts » apporteront à ces dirigeants un dispositif complet de solutions opérationnelles.
Tout au long de ces deux journées, les échanges seront également encouragés par le networking et un benchmark des meilleures pratiques.
Financium sera ponctué par deux soirées exceptionnelles : le mardi 6 décembre, la Convention nationale, qui rassemble les forces vives de la DFCG, dressera un bilan des travaux réalisés en 2011. Le mercredi 7 décembre sera décerné le « 12e trophée du directeur financier de l’année » qui clôturera les débats dans une ambiance festive et solennelle.
Au-delà des 3200 adhérents de la DFCG, l’ensemble des directeurs financiers et de contrôle de gestion est invité à se joindre aux réflexions et à apporter sa contribution aux travaux menés durant Financium.
François Ewald, philosophe, membre de l'Académie des technologies, intervient au cours du grand débat de l'après-midi du 7 décembre qui porte sur "principe de précaution et performance de l'entreprise".
Mercredi 7 décembre de 9h à 13h, Bernard Accoyer, Président de L’Assemblée nationale, Catherine Bréchignac et Jean-François Bach, secrétaires perpétuels de l’Académie des sciences ont co-organisé un colloque sur « Vérités scientifiques et Démocratie » à l’Hôtel de Lassay. Claudie Haigneré et François Guinot ont participé à la deuxième table ronde sur le thème « Société sans science : société immobile? ».
François Guinot y a donné un exposé sur « La symbiose technologies-société, moteur d’évolution ».
Télécharger le discours de François Guinot
PROGRAMME
9h00 : Allocutions d’ouverture, Bernard Accoyer, Président de l’Assemblée nationale, Luc Chatel, Ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative et Catherine Bréchignac, Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences.
9h30 - 10h30 : premier débat : Science démocratique : science immobile ? Introduction par Christine Noiville, Directeur de recherche au CNRS, présidente du Comité économique éthique et social du Haut conseil des biotechnologies.
Intervenants :
- Jean Baechler, Président de l’Académie des sciences morales et politiques.
- Claude Birraux, Député de Haute-Savoie, président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).
- Etienne Klein, Directeur du laboratoire de recherche sur les sciences de la matière du Commissariat à l’énergie atomique (CEA).
- Jean-Yves Le Déaut, Député de Meurthe-et-Moselle, vice-président de l’OPECST.
- Cédric Villani, Professeur de l’Université de Lyon, directeur de l’Institut Henri Poincaré, Médaille Fields 2010.
Vallée de la Seine : comment répondre aux enjeux industriels, logistiques et énergétiques ?5/12/11, le Havre
Le 05 décembre 2011, dans l’amphithéâtre de la CCI du Havre, l’Académie des Technologies et le Pôle de compétitivité Nov@log ont organisé, avec la participation du Commissariat Général pour le Développement de la Vallée de la Seine, un séminaire consacré à l’innovation et au développement dans la vallée de la Seine
En préambule, Bruno Revellin-Falcoz, président de l’Académie des Technologies, a présenté les activités de l’Académie et émis le souhait que les travaux de ses membres puissent alimenter les réflexions sur le développement de l’Axe Seine.
Antoine Rufenacht a rappelé les conditions qui avaient présidé à la création du Commissariat général pour le développement de la Vallée de la Seine, dont la responsabilité lui a été confiée par le chef de l’Etat.
Afin d’être en phase avec la réalité de l’Axe Seine, les personnalités et les experts invités par l’Académie des Technologies, ont opté pour des présentations très pragmatiques de plusieurs projets innovants. Sans éviter l’évocation de certaines difficultés qui pourraient nuire au dessein d’ensemble, les intervenants se sont attachés à démontrer que le développement de la Vallée de la Seine constituait non seulement une chance historique pour la Normandie mais aussi en enjeu national pour la France. Tous ont souligné que pour répondre à ce défi, l’innovation ne devait désormais plus être perçue comme une simple option mais comme une composante structurelle et vitale des projets d’aménagement du territoire.
Olivier Maurel : président de Nov@log
Bruno Revellin-Falcoz : président de l’Académie des Technologies
Jean-Baptiste Gastinne : adjoint au maire du Havre
Vianney de Chalus : président de la CCI du Havre
Antoine Rufenacht : commissaire général pour le développement de la Vallée de la Seine
Les enjeux industriels et logistiques.
- WIN : un programme pour développer l’innovation industrielle dans le domaine de l’éolien par Christophe Deboos, délégué général de la filière Energies.
- Quand l’innovation préserve l’activité par Alain Bigot directeur de la Supply Chain de la société Bosch de Mondeville.
- Le chantier Multimodal du port du Havre par Christian Feuvre directeur des transports terrestres du Grand Port Maritime du Havre.
- La LGV Normandie par Jacques Brifault, vice-président du CESER de Haute-Normandie.
La formation, la recherche.
- Le PRES Normand par Camille Galap, président de l’université du Havre.
- La Mégalopole durable, l’exemple Chinois par Anthony Béchu, membre de l’Académie des Technologies.
- Les compétences requises des acteurs du développement durable par Bernard Decomps, membre de l’Académie des Technologies.
- Créer une compétence d’ingénierie logistique par Edouard Reppert, directeur de l’ISEL.
- Pour un Institut Logistique Paris-Vallée de la Seine par Olivier Maurel, président de Nov@log
- Le Laboratoire d’Excellence EMC3 par Mourad Boukhalfa, Directeur du CORIA.
L’Axe Seine est un projet ambitieux qui a suscité un vif intérêt de la part de l’Académie des Technologies. Les mois qui viennent devront favoriser de nouveaux échanges entre ses membres et les différents acteurs du développement de la vallée de la Seine.
D’ores et déjà ce séminaire aura permis de mettre en évidence quelques principes de méthode.
En matière de développement, il est nécessaire d’envisager une approche globale des facteurs en capacité d’influer sur l’avenir des territoires. De ce point de vue, certains exemples étrangers peuvent se révéler riches d’enseignements. Ainsi, la Chine ne conçoit-elle plus de grands projets d’aménagement sans réalisation préalable d’infrastructures adaptées, ni, dans une certaine mesure, sans une vision respectueuse de son histoire.
L’innovation ne doit plus s’entendre uniquement en termes d’avancées techniques ou technologiques : les sciences humaines et sociales, les visions sociétales et environnementales, la formation et la culture contribuent tout autant à son développement au sein des territoires.
Pôle de Compétitivité Logistique NOV@LOG http://www.novalog.eu





"Les quasi-cristaux". Conférence du Professeur Daniel Shechtman , Prix Nobel de chimie 2011. Paris, 10/2/12