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Communiqués de presse

Remise du Prix Irène Joliot‐Curie 2011

20/12/2011

Laurent Wauquiez, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Louis Gallois, Président exécutif d’EADS, ont remis les Prix Irène JoliotCurie.
Pour cette 10e édition, le Jury, présidé par Anne Fagot
Largeault, Professeur honoraire au Collège de France, a choisi de distinguer:                       

Anne-Marie LAGRANGE, Prix de la « Femme scientifique de l’année"
Astrophysicienne, Directrice de recherche CNRS à l'Institut de Planétologie et d'Astrophysique de Grenoble, Université Joseph Fourier/CNRS, AnneMarie LAGRANGE (49 ans) est considérée au niveau mondial comme l'une des astrophysiciennes les plus en pointe dans le domaine des systèmes planétaires extrasolaires, leur formation et leur évolution. Parmi ses résultats marquants, on lui doit la prédiction puis la découverte par imagerie directe d'une planète dans le disque résiduel d'une étoile jeune, beta Pictoris.
La lauréate recevra une dotation de 40 000 euros.

Laure SAINT-RAYMOND, Prix de la « Jeune Femme scientifique »Mathématicienne, Professeure à l’Université Pierre et Marie Curie et au département de mathématiques et applications de l'Ecole Normale Supérieure à Paris, Laure SAINTRAYMOND (36 ans) est une spécialiste de mathématiques appliquées à la physique et plus particulièrement à la mécanique des fluides. Son oeuvre mathématique est considérable et compte notamment une contribution fondamentale au problème dit de limite fluide posé par David Hilbert en 1900. Elle est aujourd’hui directrice adjointe d’un département de l'Ecole normale supérieure dont la mission est de former des chercheurs et des enseignants en mathématiques.La lauréate recevra une dotation de 15 000 euros.

Pascale VICAT-BLANC, Prix du « Parcours Femme entreprise »
Docteur en informatique, fondatrice et présidente directrice générale de la startup Lyatiss, à Lyon, Pascale VICAT
BLANC (50 ans) est spécialiste des réseaux à hauts débits et des grilles de calcul. Elle a créé et encadré l’équipe RESO commune à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon et à l'Institut National de la Recherche en Informatique et en Automatique (INRIA), équipe à l’origine de solutions originales pour le contrôle et l'organisation de l’informatique dématérialisée « en nuage » (Cloud computing). Elle a cofondé une « spinoff » de l’INRIA, la société Lyatiss. Lyatiss est actuellement la seule société française développant des solutions pour les infrastructures Cloud et une des seules au monde à proposer un moteur d’orchestration de réseaux virtuels pour le Cloud.La lauréate recevra une dotation de 15 000 euros.

Les 10 ans du Prix Irène Joliot‐Curie
Créé en 2001, par le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et soutenu par la Fondation EADS depuis 2004, le Prix Irène Joliot‐Curie est destiné à promouvoir la place des femmes dans la recherche et la technologie en France. A cette fin, il met en lumière les carrières exemplaires de femmes de sciences qui allient excellence et dynamisme.
Pour l'édition 2011, l'Académie des sciences et l'Académie des technologies ont été sollicitées afin de constituer le jury chargé de désigner les lauréates.

Initiates file downloadTélécharger le dossier de presse

 

Contacts presse : Ministère de l’Enseignement supérieur

et de la Recherche

Elodie Flora

01 55 55 81 49

elodie.flora@recherche.gouv.fr

Fondation d’entreprise EADS

Marion Baizet

01 46 97 33 65

marion.baizet@eads.net

Académie des sciences

MarieLaure Moinet

01 44 41 45 51

marielaure.moinet@academiesciences.fr

Académie des Technologies

Catherine Côme

01 53 85 44 30

catherine.come@academietechnologies.fr

 

 

Contacts presse : Ministère de l’Enseignement supérieur

et de la Recherche

Elodie Flora

01 55 55 81 49

elodie.flora@recherche.gouv.fr

Fondation d’entreprise EADS

Marion Baizet

01 46 97 33 65

marion.baizet@eads.net

Académie des sciences

MarieLaure Moinet

01 44 41 45 51

marielaure.moinet@academiesciences.fr

Académie des Technologies

Catherine Côme

01 53 85 44 30

catherine.come@academietechnologies.fr

 

Vallée de la Seine : comment répondre aux enjeux industriels, logistiques et énergétiques ?.

19/12/2011




Le 05 décembre 2011, dans l’amphithéâtre de la CCI du Havre, l’Académie des Technologies et le Pôle de compétitivité Nov@log ont organisé, avec la participation du Commissariat Général pour le Développement de la Vallée de la Seine, un séminaire consacré à l’innovation et au développement dans la vallée de la Seine

En préambule, Bruno Revellin-Falcoz, président de l’Académie des Technologies, a présenté les activités de l’Académie et émis le souhait que les travaux de ses membres puissent alimenter les réflexions sur le développement de l’Axe Seine.

Antoine Rufenacht a rappelé les conditions qui avaient présidé à la création du Commissariat général pour le développement de la Vallée de la Seine, dont la responsabilité lui a été confiée par le chef de l’Etat.

Afin d’être en phase avec la réalité de l’Axe Seine, les personnalités et les experts invités par l’Académie des Technologies, ont opté pour des présentations très pragmatiques de plusieurs projets innovants. Sans éviter l’évocation de certaines difficultés qui pourraient nuire au dessein d’ensemble, les intervenants se sont attachés à démontrer que le développement de la Vallée de la Seine constituait non seulement une chance historique pour la Normandie mais aussi en enjeu national pour la France. Tous ont souligné que pour répondre à ce défi, l’innovation ne devait désormais plus être perçue comme une simple option mais comme une composante structurelle et vitale des projets d’aménagement du territoire.

Olivier Maurel : président de Nov@log
Bruno Revellin-Falcoz : président de l’Académie des Technologies

Jean-Baptiste Gastinne : adjoint au maire du Havre

Vianney de Chalus : président de la CCI du Havre

Antoine Rufenacht : commissaire général pour le développement de la Vallée de la Seine

Les enjeux industriels et logistiques.

 

  • WIN : un programme pour développer l’innovation industrielle dans le domaine de l’éolien par Christophe Deboos, délégué général de la filière Energies.
  • Quand l’innovation préserve l’activité par Alain Bigot directeur de la Supply Chain de la société Bosch de Mondeville.
  • Le chantier Multimodal du port du Havre par Christian Feuvre directeur des transports terrestres du Grand Port Maritime du Havre.
  • La LGV Normandie par Jacques Brifault, vice-président du CESER de Haute-Normandie.

La formation, la recherche.

  • Le PRES Normand par Camille Galap, président de l’université du Havre.
  • La Mégalopole durable, l’exemple Chinois par Anthony Béchu, membre de l’Académie des Technologies.
  • Les compétences requises des acteurs du développement durable par Bernard Decomps, membre de l’Académie des Technologies.
  • Créer une compétence d’ingénierie logistique par Edouard Reppert, directeur de l’ISEL.
  • Pour un Institut Logistique Paris-Vallée de la Seine par Olivier Maurel, président de Nov@log
  • Le Laboratoire d’Excellence EMC3 par Mourad Boukhalfa, Directeur du CORIA.

L’Axe Seine est un projet ambitieux qui a suscité un vif intérêt de la part de l’Académie des Technologies. Les mois qui viennent devront favoriser de nouveaux échanges entre ses membres et les différents acteurs du développement de la vallée de la Seine.

D’ores et déjà ce séminaire aura permis de mettre en évidence quelques principes de méthode.

En matière de développement, il est nécessaire d’envisager une approche globale des facteurs en capacité d’influer sur l’avenir des territoires. De ce point de vue, certains exemples étrangers peuvent se révéler riches d’enseignements. Ainsi, la Chine ne conçoit-elle plus de grands projets d’aménagement sans réalisation préalable d’infrastructures adaptées, ni, dans une certaine mesure, sans une vision respectueuse de son histoire.

L’innovation ne doit plus s’entendre uniquement en termes d’avancées techniques ou technologiques : les sciences humaines et sociales, les visions sociétales et environnementales, la formation et la culture contribuent tout autant à son développement au sein des territoires.

Pôle de Compétitivité Logistique NOV@LOG  http://www.novalog.eu

 

Ingénierie numérique : Entre ruptures technologiques et progrès économiques et sociétaux

16/12/2011

Communiqué de presse            
15 décembre 2011

 

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont à l’origine de ruptures technologiques, économiques et sociétales fondamentales. Vecteur d’innovation et de compétitivité pour les entreprises et les administrations, elles modifient profondément les modes de vie et les conditions de travail ainsi que l’organisation des entreprises.

Le CESE (Conseil Economique, Social et Environnemental), le CGIET (Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies) et l’Académie des Technologies ont, sur ce thème, organisé le 25 Novembre au Palais d’Iéna un grand débat réunissant des acteurs prestigieux du monde industriel, économique et social. Les TIC représentent un enjeu stratégique fondamental pour le développement économique de le France, tant par l’important potentiel de création d’emplois et de valeur dans les sociétés de technologies issues de ces domaines, que par l’impérieuse nécessité pour les entreprises (grandes et petites) d’intégrer ces technologies à tous les niveaux de l’organisation de l’entreprise.

L’usage du numérique est maintenant devenu incontournable d’un point de vue industriel, non seulement dans les phases aval de validation ou qualification d’un produit ou service mais bien mieux dans leur phase de conception. Dans un contexte - français ou européen - marqué par les délocalisations, où les objectifs de ré-industrialisation deviennent prioritaires, on mesure aisément l’importance de s’assurer de la maîtrise technologique des outils qui sont indispensables à tout processus industriel de création de valeur. De même les technologies d’aide à la décision, qu’elles soient commerciales, stratégiques, techniques, ou encore politiques, vont être entièrement révolutionnées par des nouvelles possibilités de traitement et d’analyse  au sein des masses de données considérables accessibles par Internet. La capacité d’accéder rapidement à ce type d’information devient alors non seulement un enjeu de compétitivité mais aussi de pouvoir dans une économie mondialisée.

La France dispose d’un potentiel et de compétences pour répondre à ces défis, mais des mesures fortes et rapides doivent être prises pour saisir ce qui est à la fois une chance mais aussi un risque pour notre pays. Pour permettre une appropriation optimale de ces nouvelles technologies, plusieurs actions sont impératives :

-     Un effort soutenu de Recherche et Développement placée sous le signe de la continuité et du long terme au sein d’équipes pluridisciplinaires, industrielles et académiques ;
-    La mise en place d’infrastructures nationales garantissant à tous (industries, administrations et citoyens) un accès aisé à ces technologies ;
-    Un effort important d’information et d’aide à la conduite du changement pour assurer l’acceptabilité de ces changements structurels fondamentaux, notamment auprès des citoyens et des PME ;
-    La mise en place dans les universités et les grandes écoles de formations adaptées pour répondre aux besoins importants de compétences et permettre un bon usage de ces technologies dans la vie professionnelle et privée.

Ce grand débat a permis de mettre en évidence trois ruptures essentielles :

-    La généralisation de l’usage des outils de modélisation et de simulation et le calcul haute performance ;
-   Les outils de virtualisation et d’immersion 3D ;
-   La disponibilité de masses considérables de données et l’impact des techniques de traitement et d’analyse de celles-ci.


Ces ruptures ont été illustrées par trois secteurs économiques, les secteurs du transport, de la chimie et des matériaux et de l’agro-alimentaire, en insistant sur le caractère générique de ces ruptures et sur leur impact dans tous les secteurs de l’industrie, des services et de l’administration.

Consulter le programme du colloque ingénierie numérique du 25 novembre 2011

 

Les organisateurs

Académie des technologies

Créée en 2000, présidée par Bruno Revellin-Falcoz, l’Académie des technologies a pour vocation d’être le corps intermédiaire de référence dans le domaine des technologies entre les décideurs, l’opinion publique, la recherche et les acteurs socio-économiques. Forte de 268 académiciens d’origines diverses - ingénieurs, industriels, chercheurs, agronomes, architectes, urbanistes, médecins, sociologues, économistes- l’Académie des technologies est un lieu de réflexions et de propositions d’actions face aux grands défis technologiques.

Conseil Economique, Social et Environnemental

Le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) est la 3e assemblée constitutionnelle de la République française. Composé de 233 membres représentants de tous les citoyens et de toutes les mouvances culturelles et associatives, le CESE est un lieu de dialogues et de débats. Il permet la participation de tous à la politique économique, sociale et environnementale de la France.

Réunie au Palais d’Iéna à Paris, l’assemblée présidée par Jean Paul Delevoye peut être saisie par le gouvernement, par les deux présidents du Parlement, mais également par les citoyens directement grâce au système de la pétition citoyenne. Enfin, le CESE peut décider seul de s’emparer d’un sujet correspondant à ses champs d’intervention.

Habités par une forte volonté d’action et de participation à la vie politique au nom de tous les citoyens, les membres du CESE rendent des avis qui irriguent les réflexions, les travaux législatifs et les prises de décisions du gouvernement comme du Parlement

Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies

Présidé par le ministre chargé de l’économie, le Conseil général de l’industrie, de l’énergie est des technologies (CGIET) a pour mission première d’apporter aux Pouvoirs publics des éléments d’évaluation de préfiguration ou de prospective sur les politiques publiques intéressant le développement économique et l’industrie, les technologies de l’information, l’énergie, et l’utilisation du sous-sol.

Sous l’autorité du Vice-président, Pascal FAURE, le CGIET rassemble une cinquantaine d’ingénieurs généraux des mines et des contrôleurs généraux économiques et financiers, membres permanents du Conseil. Des membres associés apportent leur concours et leur expérience à ses travaux.

 

Contacts presse

 

Catherine Côme

Académie des technologies

Tél. : 01 53 85 44 30

catherine.come@academie-technologies.fr

Christine Tendel

CESE

Tél. : 01 44 43 61 55

Christine.tendel@lecese.fr

Sylvie Tanneur

CGIET

Tél. : 01 53 18 54 74

sylvie.tanneur@finances.gouv.fr

 

Avis sur le financement des start-up de biotechnologie à vocation pharmaceutique

13/12/2011

Communiqué de presse                                                     

Avis de l’Académie des technologies sur le financement des start-up de biotechnologies à vocation pharmaceutique


Cet avis met l’accent sur l’importance de doter la France et l’Europe de nouveaux moyens administratifs et financiers pour développer des entreprises de biotechnologie performantes, en intervenant tant dans les phases de création et d’amorçage que dans la phase de développement des start-up.

Au cours des dix dernières années, l’innovation pharmaceutique s’est située pour 60% environ aux USA, 30 à 35% en Europe et plus récemment en Asie (20% en 2009). Alors que sur les 252 nouveaux médicaments autorisés par la Food and Drug Administration (FDA) américaine entre 1998 et 2007, la moitié provient des sociétés de biotechnologie et des universités, l’industrie des biotechnologies santé est passée par plusieurs cycles allant de l’optimisme des années 90-2000 aux difficultés provoquées par la crise financière des années 2008-2009. Ces difficultés varient selon les pays, mais la crise du financement est particulièrement sévère en Europe et en France.

L’objectif de cet avis est d’expliquer pourquoi le chemin « vertueux » des années 90 (création, financement d’amorçage, tours de table du capital risque, introduction en bourse) ne fonctionne plus et de proposer des solutions pour améliorer la situation actuelle. Il porte essentiellement sur les start-up de biotechnologie et pharmacie, en raison de leur importance et des difficultés financières qu’elles rencontrent, car les temps et les coûts de développement ont beaucoup augmenté et leurs besoins financiers sont devenus considérables.

 

Afin de réintroduire un effet de levier salvateur lors des phases de création, d’amorçage et de développement des start up de biotechnologies à vocation pharmaceutique (médicaments, vaccins, diagnostics), l’Académie des technologies recommande en particulier de simplifier et de mieux coordonner les actions publiques actuelles, de revoir certains dispositifs fiscaux et d’en envisager de nouveaux (assurance-vie). La gouvernance des dispositifs de financement public - subventions, aides, avances remboursables, Sociétés d’accélération du Transfert Technologique (SATT), fonds d’amorçage, OSEO - pourrait également s’ouvrir d’avantage aux acteurs privés - capital risque, industries, start-up, associations représentatives.


Avis en pièce jointe (avis et ses annexes sur demande)

 

Créée en 2000, présidée par Bruno Revellin-Falcoz, l’Académie des technologies a pour vocation d’être le corps intermédiaire de référence dans le domaine des technologies entre les décideurs, l’opinion publique, la recherche et les acteurs socio-économiques. Forte de 274 académiciens d’origines diverses - ingénieurs, industriels, chercheurs, agronomes, architectes, urbanistes, médecins, sociologues, économistes- l’Académie des technologies est un lieu de réflexions et de propositions d’actions face aux grands défis technologiques.

 

Contact Presse : Catherine Côme  - Tél. : 01 53 85 44 30

Les usages du principe de précaution : une publication de l'Académie des technologies

07/12/2011

COMMUNIQUE DE PRESSE                                               

les usages du principe de précaution 

 

L'Académie des technologies publie un ouvrage sur « Les usages du principe de précaution ». Elle y rappelle que le Principe de précaution est applicable à des grands sujets de société et ne peut être invoqué à propos de questions concernant des individus ou des groupes restreints. Elle s’attache à identifier les « bons usages » du Principe de précaution qui permettraient de tracer, entre irresponsabilité et immobilisme, des voies pour construire un progrès partagé au service de tous.

Le Principe de précaution, introduit dans la constitution en 2004, avec la Charte de l’environnement, est aujourd’hui l’épicentre d’un débat passionné impliquant la société toute entière. Ce débat provient, en grande partie, de l’extension du Principe de précaution à de nombreux champs, non définis par le texte constitutionnel, mais également à des difficultés d’applications dans les champs qui sont les siens.

Partant du fait que ce Principe est inscrit dans la Constitution et qu’il est en ligne avec la jurisprudence européenne, l’Académie des technologies, à partir des principes mêmes de la Charte de l’environnement, s'est attachée à définir les bons usages qui pourraient être faits du principe de précaution tout en pointant un certain nombre de mauvais usages au regard même de ces principes. Elle rappelle qu’il est applicable à des grands sujets de société dans les champs de l’environnement et de la santé et ne peut être invoqué à propos de questions concernant des individus ou des groupes restreints.

Dans cet ouvrage, l’Académie des technologies émet les recommandations suivantes :

 

1.       Affirmer clairement que le Principe de précaution est un principe d’action

Il ne peut justifier l’inaction. Par ailleurs, le principe de précaution doit être appliqué de façon adapté et au cas par cas suivant qu’il s’agisse de travaux de recherche ou de technologies proches de la mise sur le marché.

2.       Encadrer l’expertise

Les experts scientifiques et techniques sont indispensables aux côtés d'autres experts dans les Comités et Académies ayant à traiter de sujets particuliers. Les débats sont importants mais doivent avoir lieu dans la clarté. Exclure les experts scientifiques et techniques, par exemple pour des raisons politiques, constitue de fait un déni du principe de réalité.

3.       Résoudre les difficultés d’ordre juridique, assurer le retour d’expérience

L’insécurité juridique dans laquelle se trouvent de nombreux opérateurs (chercheurs, organismes de recherche, entreprises, etc.) doit être progressivement réduite par un travail réglementaire et législatif. En particulier, les juridictions ne peuvent récuser l’expertise collective, objet d’un consensus large, même si c'est leur droit de ne pas suivre son avis ; dans ce cas, elles doivent l'expliquer avec clarté.

4.       N’envisager qu’avec prudence l’application du Principe de précaution hors du champ environnemental et sanitaire

Devant les tentations permanentes d'un élargissement du champ d'application du Principe de précaution, l’Académie des technologies recommande une attitude de prudence. Le Principe de précaution est très jeune et élargir trop vite ses applications reviendrait à le dissoudre.

Livre disponible sur www.manuscrit.com, en librairie et sur les librairies en ligne.

 

Créée en 2000, présidée par Bruno Revellin-Falcoz, l’Académie des technologies a pour vocation d’être le corps intermédiaire de référence dans le domaine des technologies entre les décideurs, l’opinion publique, la recherche et les acteurs socio-économiques. Forte de 268 académiciens d’origines diverses - ingénieurs, industriels, chercheurs, agronomes, architectes, urbanistes, médecins, sociologues, économistes- l’Académie des technologies est un lieu de réflexions et de propositions d’actions face aux grands défis technologiques.

Contact Presse : Opens window for sending emailCatherine Côme  - Tél. : 01 53 85 44 30