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Publications des membres
J.C. MILLET. L'art d'innover dans les PME technologiques industrielles. Préface de B. Revellin-Falcoz.Hepahïstos,2012
G. Delacôte, C.Morel. Pour une économie du bien commun. Préface de Michel Rocard. Ed. Le Pommier, coll. Manifestes, 2012
D. Wolton. Indiscipliné : 35 ans de recherches. Paris, Ed. Odile Jacob, 2012, 464 p.
A.Hatchuel, B. Segrestin. Refonder l'entreprise : la création de richesses au service du progrès collectif. Paris, Seuil, 2012, 128 p.
Ce livre prend acte de l'échec de la pensée économique, incapable de tenir le rôle du politique qu'elle a détrôné : les gouvernements se font les laquais des marchés financiers, et nos sociétés découvrent qu'elles n'ont plus d'avenir. C'est au sein de cette « économystification » qu'il faut être capable d'opérer un sursaut moral et politique.
Parti d'Adam Smith, et de l'économie comme « mensonge collectif à soi-même », cet essai renoue avec la thèse de Max Weber sur le rôle de l'éthique protestante dans l'advenue du monde moderne. Il fait entendre ce qu'implique le « choix calviniste », irrationnel aux yeux des experts. Mais la rationalité de ces derniers ne mène qu'à la défiance généralisée et au repli sur soi, propices à tous les mouvements paniques.
Dénonçant les conseils des techniciens de l'économie qui cherchent à remplacer le gouvernement des hommes par la gouvernance des choses, Jean-Pierre Dupuy réhabilite la dimension prophétique du politique. Elle seule peut nous sortir de l'« économystification » dont nous sommes les victimes. Car ce n'est pas en déclarant la guerre aux marchés qu'on inventera l'avenir.
(Source : 4ème de couverture)
L'auteur
Jean-Pierre Dupuy, polytechnicien et ingénieur des mines, est professeur émérite de philosophie sociale et politique à l'Ecole polytechnique, Paris, et professeur à l’Université Stanford, Californie. Il est membre de l'Académie des technologies.
Du même auteur
- L’enfer des choses. René Girard et la logique de l’économie (avec Paul Dumouchel (Seuil, 1979) ;
- La panique (Les empêcheurs de penser en rond, 1991) ; Le sacrifice et l’envie (Calmann-Lévy, 1994) ;
- Pour un catastrophisme éclairé (Seuil, 2004) ou Petite métaphysique des tsunamis (Seuil, 2005) ;
- Retour de Tchernobyl, Journal d'un homme en colère (Seuil, 2006)
- Libéralisme et justice sociale (Hachette, 2009) ;
- La marque du sacré (Flammarion, 2010).
J.C. MILLET. L'art d'innover dans les PME technologiques industrielles. Préface de B. Revellin-Falcoz.Hepahïstos,2012
L'expérience de IMAJE SA digérée, après avoir conduit l'entreprise de sa création jusqu'à une position de N°3 mondial dans le domaine des imprimantes à jet d'encre à usage industriel et commercial, Jean-Claude MILLET s'est tourné vers d'autres projets entrepreneuriaux soit de manière directe soit en accompagnement.
Il en est résulté une accumulation d'expériences qui lui ont permis de dégager des pratiques et leur faire correspondre des résultats. Cela donne lieu dans « l'Art d'innover » à une présentation conceptuelle de la démarche d'innovation dans les entreprises industrielles sous tendue par une quarantaine d'exemples concrets venant à l'appui de la méthode.
La référence aux entreprises industrielles tient au fait que les exemples ne sont pris que dans ce domaine, mais ce qui est proposé dans le livre s'applique à toutes les organisations et y compris même aux associations.
La pratique ici exposée à conduit à un échec, deux succès de création (un N°3 mondial et un N°1 européen) et à deux succès d'accompagnement (un n°1 mondial et un n°2 européen).
L'innovation ramenée à un art vous permettra de réussir votre oeuvre.
Préface de Bruno Revellin-Falcoz, Président de l'Académie des technologies.
G. Delacôte, C.Morel. Pour une économie du bien commun. Préface de Michel Rocard. Ed. Le Pommier, coll. Manifestes, 2012
Sortir de la dictature des marchés financiers ? Créer un secteur économique dynamique et équitable ? Malgré les discours pessimistes ambiants, changer la société reste possible, à condition de rassembler et développer tout un pan négligé de notre société : l’économie du bien commun.
De quoi s’agit-il ? D’un secteur qui n’a encore que peu conscience de lui-même et auxquels nous ne prêtons pas assez attention. Sous le nom d’économie du bien commun, les auteurs désignent des domaines variés, de la culture (musées) à l’éducation (écoles privées sous contrat) en passant par la santé (cliniques privées à but non lucratif), l’environnement, le social ou les services à la personne (associations, ONG, coopératives, entreprises sociales…). Ce secteur, sous-développé en France pour des raisons historiques, juridiques et politiques, rassemble donc les organismes qui ont pour but l’intérêt général et non la recherche de profits.
En s’appuyant sur des exemples concrets, souvent inspirés de leur propre expérience, tant dans l’Hexagone qu’à l’étranger, les auteurs proposent la vision d’une société où l’équilibre entre État, entreprises privées et organismes à but non lucratif est repensé pour le mieux-être de tous. Ils donnent des pistes d’actions tant institutionnelles que juridiques et appellent à construire ensemble, dès aujourd’hui, une société plus équitable et plus heureuse.
Physicien, éducateur, Goéry Delacôte dirige At-Bristol, musée des sciences situé à Bristol (GB) depuis 6 ans ; après avoir dirigé pendant 15 ans l’Exploratorium, musée des sciences à San Francisco ; et fondé avec Maurice Lévy la Cité des Sciences et de l’Industrie. Il est membre de L’Académie des technologies.
Diplômée de Sciences Po Paris et de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille, Christelle Morel est journaliste spécialiste de l’économie sociale et solidaire et des conditions de travail (Alternatives économiques et différentes publications du groupe Liaisons sociales).
A travers une soixantaine d'articles illustrant 35 années de recherches, Dominique Wolton repense la place de la communication dans nos sociétés ouvertes et revalorise ce concept.
Dix thèmes de recherches fondamentaux pour comprendre le monde d'aujourd'hui et éclairer l'avenir :
- L'individu, la famille, le couple
- Le travail
- Les médias
- L'espace public et la communication politique
- L'information et le journalisme
- Internet
- L'Europe
- La diversité culturelle et la mondialisation
- Les rapports sciences-techniques-société
- Connaissance et communication
"Pourquoi ce titre Indiscipliné ? Parce qu’un chercheur l’est finalement toujours, sinon comment pourrait-il penser différemment dans un monde en ordre ? Parce que le premier numéro de la revue que j'ai créée en arrivant au CNRS en 1980, Les Cahiers STS (Sciences-Technologies-Sociétés), s’appelait Indisciplines. Parce que la communication est une activité tellement complexe qu’elle dépasse fréquemment l’interdisciplinarité, pour rejoindre l’indisciplinarité, et le plus souvent, là aussi, l’indiscipline…" Dominique Wolton
Dominique Wolton est directeur de l'Institut des sciences de la communication du CNRS. Il est membre de l'Académie des technologies.
A.Hatchuel, B. Segrestin. Refonder l'entreprise : la création de richesses au service du progrès collectif. Paris, Seuil, 2012, 128 p.
Ne nous trompons pas de crise. Les tourbillons financiers en dissimulent une beaucoup plus profonde : celle de l’entreprise. Née à la fin du XIXe siècle, celle-ci incarnait l’inventivité technique, un collectif de travail, un espace de négociations sociales. Cette logique de progrès s’est brisée dans les années 1980 : le profit des actionnaires est alors devenu la raison d’être de l’entreprise. Cette doctrine a déstabilisé la mission des dirigeants, atrophié les règles de gestion, sacrifié l’intérêt des salariés en cédant le contrôle aux actionnaires.
Ce livre propose une nouvelle conception de l'entreprise. En s'appuyant sur des recherches récentes, il vise à reconstituer une communauté d'innovation et à jeter les bases d'un «contrat d'entreprise» orienté vers une pluralité de buts : la création de richesses, le progrès social, la préservation de l'environnement. Il est urgent de réinventer l'entreprise, pour qu'elle redevienne ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être : une dynamique de solidarité et de création collective.
Blanche Segrestin est professeur à Mines Paris Tech. Elle a notamment publié Innovation et Coopération interentreprises. Comment gérer les partenariats d'exploration ? (CNRS Éditions, 2006) et coordonné le numéro spécial «Quelles normes pour l'entreprise ?» (Entreprises et
Histoire, n° 57, 2009).
Armand Hatchuel est professeur à Mines ParisTech, directeur adjoint du Centre de gestion scientifique et membre de l' Académie des Technologies . Il a récemment publié, en collaboration, Les Processus d'innovation (Hermès, 2006), Les Nouvelles Fondations des sciences de gestion (Vuibert, 2008) et L'Activité marchande sans le marché (Presses de l'École des Mines, 2010).
Livre disponible en librairie et sur les librairies en ligne.





Bacher P. Credo antinucléaire : pour ou contre ? Préf. d'E. Brezin. Ed. Odile Jacob, 2012, 176 p.