Publications
Publications des membres
Démographie, climat et alimentation mondiale. sous la dir. de Henri Leridon et Ghislain de Marsily. EDP sciences, 2011, 313 p.
Impertinences 2011 : Onze contributions pour penser et agir autrement. Paris, La documentation française, 2011, 160 p.
N. Curien, W. Maxwell. Le neutralité d'internet. Ed. La Découverte, 2011, 128 p.
Le groupe de travail « Innovation » publie son rapport définitif « Leviers à l’innovation dans le secteur du bâtiment »
Nous sommes tous religieux sans le savoir. Pire encore : parce que nous ne voulons pas le savoir ! C’est cet aveuglement paradoxal qui fonde la raison contemporaine. Ce livre, conçu comme un polar métaphysique et théologique, traque des indices, des traces : la marque du sacré dans des textes ou des arguments qui se prétendent uniquement rationnels. Avec la rigueur du logicien, mais aussi la passion du polémiste, Jean-Pierre Dupuy réveille les esprits empêtrés dans leur idéologie.
La catastrophe (écologique, nucléaire, nano-bio-technologique...) a commencé, mais notre refus du religieux nous empêche de la voir. Seule une perspective apocalyptique nous permet de comprendre que c’est le sacré qui nous a constitués. La désacralisation du monde nous apparaît ainsi pour ce qu’elle est : un processus inouï qui peut nous laisser sans protection face à notre violence, mais qui peut également déboucher sur un monde où la raison ne serait plus l’ennemie de la foi.
Autobiographie intellectuelle, mais aussi analyse lucide des détraquements en cours, qui tous s’enracinent dans notre refus de voir le pire, ce livre s’ouvre par une interprétation de la panique financière de 2008 ; il se poursuit par une démystification des grandes formes de la rationalité moderne, incapables de gérer ce sacré qu’elles refoulent ; il se clôt enfin, dans une mise en abyme vertigineuse, sur une méditation autour de Vertigo, le chef d’œuvre d’Alfred Hitchcock.
(Source : présentation de l'éditeur)
Jean-Pierre Dupuy est lauréat du prix Roger Caillois 2011 (prix de l'essai) pour ce livre.
Jean-Pierre Dupuy
Jean-Pierre Dupuy, polytechnicien et ingénieur des mines, est professeur à l’Université Stanford. Il a fondé le CREA (Centre de recherche en épistémologie appliquée) et enseigné longtemps à l’Ecole polytechnique la philosophie sociale et politique et l’éthique des sciences et des techniques. Il est l’auteur de très nombreux ouvrages, parmi lesquels : L’enfer des choses. René Girard et la logique de l’économie (avec Paul Dumouchel, 1979) ; La panique (1991) ; Le sacrifice et l’envie (1994) ; Pour un catastrophisme éclairé (2004) ou Petite métaphysique des tsunamis (2005).
Démographie, climat et alimentation mondiale. sous la dir. de Henri Leridon et Ghislain de Marsily. EDP sciences, 2011, 313 p.

sous la direction de Henri Leridon et Ghislain de Marsily, membres de l'Académie des sciences. Ghislain de Marsily est également membre de l'Académie des technologies.
Un rapport science et technologie
Le Comité interministériel du 15 juillet 1998, à l’initiative du ministre de l’Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie, a confié à l’Académie des sciences l’établissement du rapport biennal sur l’état de la science et de la technologie.
Pour répondre à cette demande, l’Académie des sciences a mis en place en son sein le Comité « Rapport Science et Technologie » (RST), chargé de choisir les sujets d’étude et de suivre les travaux.
Résumé
La grave crise alimentaire qu’a connue le monde en 2007-2008 était
probablement le signe d’une situation alimentaire de la planète tendue, préoccupante, complexe. Cette crise annonçait sans doute des crises bien plus
larges et bien plus dramatiques, pouvant conduire, si rien n’est fait, à des
famines aiguës, des émeutes de la faim violentes, à des tensions internationales, voire à des migrations importantes de population. La nouvelle montée des prix des denrées alimentaires fin 2010 et les événements de janvier 2011 dans certains pays confirment déjà, hélas, les craintes exprimées dans ce rapport.
Aujourd’hui, un milliard d’êtres humains sont sous-alimentés de façon
chronique, et ce chiffre a crû de 150 millions d’individus en deux ans.
Cette sous-alimentation et d’autres carences alimentaires engendrent, chez
les jeunes enfants qui en souffrent, des retards de croissance irréversibles,
les condamnant pour la vie – et même celle de leurs descendants – à des déficiences physiques et intellectuelles sévères. Cette situation, trop longtemps
tolérée (on se satisfaisait d’une faible diminution du nombre absolu de personnes sous-alimentées, avant la remontée de 2008), est en fait intolérable.
La situation actuelle résulte de plusieurs facteurs : production insuffisante
dans plusieurs parties du monde ; conditions de production défavorables
au niveau local ; guerres et conflits civils ; augmentation de la part de l’alimentation d’origine animale, trop consommatrice en protéines d’origine végétale ; concurrence avec la production de biocarburants ; inégale répartition
des ressources alimentaires entre les individus et les nations, c’est-à-dire
l’injustice de la pauvreté : la production agricole actuelle, si elle était plus
équitablement répartie, permettrait de satisfaire les besoins de tous à un
niveau acceptable. Mais en ce début du XXIe siècle, la production alimentaire
est confrontée, dans un contexte de croissance démographique toujours
soutenue malgré son ralentissement, à une conjonction inédite de facteurs
structurels qui pose de nouvelles questions pour la sécurité alimentaire de la
planète.
L’évolution des régimes alimentaires a conduit à l’apparition d’un problème
de santé publique majeur : le développement de l’obésité, tant dans
les pays industrialisés qu’émergents ou en voie de développement. On estimait
en 2005 à 1,3 milliard le nombre d’adultes en surpoids, dont 400 millions
d’obèses, soit respectivement 33 % et 10 % de la population adulte
mondiale. Plus de 800 millions de ces personnes vivent dans les PED. Si
les tendances récentes se poursuivent, la planète comptera 3,3 milliards
de personnes en surpoids en 2030, dont 80 % dans les PED. Outre uneconsommation accrue de nourriture et d’énergie pour la produire, ainsi que
d’énergie pour se déplacer, l’obésité engendre un cortège de maladies non
transmissibles graves, allant des affections cardiovasculaires au cancer colorectal.
Cette évolution, jusqu’ici sous-estimée et tolérée, est aussi intolérable.
La production agricole résulte de la conjonction de quatre facteurs principaux
: la disponibilité en sols arables, la disponibilité en eau de pluie
ou d’irrigation, le climat, et enfin les techniques culturales (main d’oeuvre,
semences ou variétés culturales, intrants tels qu’engrais, pesticides, etc., et
degré de mécanisation). De tous ces facteurs, il apparaît d’emblée que la
disponibilité en sol est véritablement le facteur le plus limitant de la production
agricole, bien plus que l’eau ; l’amélioration des techniques culturales
reste la première et la plus importante façon d’augmenter la production.
Parallèlement, la modification des habitudes alimentaires et le choix du type de
production correspondant sont les clés pour résoudre les problèmes tant de
carences alimentaires que d’obésité.
Nourrir convenablement 7 milliards d’hommes aujourd’hui et 9 milliards
en 2050 reste possible à certaines conditions, notamment :
– mettre la question agricole au premier plan des préoccupations politiques
et économiques des nations, avec des programmes ambitieux
de développement agricole des pays les plus pauvres (en particulier
en Afrique subsaharienne), notamment dans le domaine de la petite
exploitation ; améliorer, à tous les niveaux, la productivité agricole ;
– soutenir temporairement certains marchés agricoles locaux, particulièrement
dans les pays du Sud dont les populations vivent (ou devraient
pouvoir vivre) en autosuffisance, avec un faible excédent de
production ;
– limiter les effets de la spéculation sur les marchés agricoles, par une
meilleure régulation des marchés à terme de matières premières (et
tout spécialement des produits dérivés), sans toutefois en entraver le
fonctionnement, car ils jouent un rôle économique essentiel tant pour
les producteurs que les consommateurs ;
– constituer des stocks : les zones vulnérables devraient être incitées
ou aidées à constituer des stocks régionaux ou même familiaux pour
mieux combattre les risques de déficits chroniques ;
– maintenir impérativement les capacités de production importantes de
la profession agricole européenne, en les réorientant vers des productions
nutritionnellement favorables à la santé, et écologiquement
acceptables ;
– inciter chacun à réduire sa consommation de produits d’origine animale
ou contribuant au déséquilibre nutritionnel ; pour cela, renforcer
en particulier la réglementation de l’industrie agroalimentaire et de la
restauration collective. Par ailleurs, lutter, par l’incitation ou la réglementation,
contre le gaspillage, qui pourrait représenter jusqu’à 30 %
de la production ;
– contrôler fortement, voire proscrire totalement, la fabrication de biocarburants
de première génération à partir de céréales ou d’oléagineux,
vu leur faible rendement énergétique et leur concurrence directe
avec l’alimentation, mais maintenir la recherche sur les produits de
deuxième ou troisième génération ;
– créer un Observatoire Prospectif des Situations et Marchés Alimentaires
Mondiaux ayant pour mission de suivre, de façon indépendante,
les évolutions et en particulier les signaux faibles, d’interpréter ces évolutions
en particulier celles des fondamentaux du système alimentaire
mondial, de proposer des hypothèses et des scénarios, d’anticiper les
dangers et de suggérer des voies de solution.
Ces recommandations s’adressent évidemment aux pouvoirs publics, mais
elles sont également destinées à la société civile tout entière, qui est en fait
concernée au premier chef : ce sont aussi (et d’abord) les comportements
individuels qu’il faudra modifier.
Consulter le texte intégral du rapport sur le site EDP Sciences
Impertinences 2011 : Onze contributions pour penser et agir autrement. Paris, La documentation française, 2011, 160 p.

L'ouvrage réunit les contributions primées en 2011 par le Cercle des entrepreneurs du futur et la Fondation prospective et innovation.
Commander l'ouvrage sur le site de la Documentation française
Consulter en ligne les textes primés en 2011
Le grand prix de l'impertinence 2011
Le Grand prix de l'impertinence 2011 vise à récompenser des réflexions et actions impertinentes et innovantes en relation avec le développement durable, l'entrepreneuriat, le développement, les territoires et les services.
Le Grand prix de l'impertinence est organisé par le Cercle des entrepreneurs du futur, animé par Michel Godet, qui rassemble une cinquantaine d'organismes et d'entreprises, en association avec la fondation Prospective et innovation. Il a été lancé en 2007, par le Cercle des entrepreneurs du futur avec le Centre de l'entrepreneuriat (CNE), institut du Cnam, et l'appui de l'Académie des technologies, de l'Agence nationale de recherche (l'ANR) et de la Datar.
L'explosion du trafic, les menaces croissantes contre la sécurité, ainsi que la nécessité de financer les réseaux du futur bouleversent l'écosystème de l'Internet.
Né aux États-Unis, un débat passionné autour de la « neutralité » de la Toile gagne aujourd'hui l'Europe. D'un côté, les éditeurs de contenus et les internautes veulent innover et échanger en toute liberté, sans ingérence des opérateurs de réseaux ; de l'autre, les opérateurs souhaitent gérer le trafic à leur guise sur leurs infrastructures et recevoir une rémunération de la part des éditeurs pour le transport des données.
Cet ouvrage a pour ambition de présenter les termes du débat, ses protagonistes et ses enjeux. Mêlant cas concrets et analyses théoriques, articulant les aspects historiques, techniques, juridiques, économiques et sociétaux de la neutralité d'Internet, il en offre une vision équilibrée hors de toute position partisane.
Auteurs
Winston Maxwell, avocat aux barreaux de Paris et de New York, associé au cabinet international Hogan Lovells, est reconnu pour son expertise en droit des médias, des télécommunications et de l’Internet. Il est l’auteur d’un ouvrage et de plusieurs études sur la régulation des communications électroniques en Europe.
Nicolas Curien, ancien ingénieur des télécommunications, est membre de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), professeur au Conservatoire national des arts et métiers et membre de l’Académie des technologies. Il est l’auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages sur l’économie des réseaux et des télécommunications.
Table des matières
Introduction |
Le groupe de travail « Innovation » publie son rapport définitif « Leviers à l’innovation dans le secteur du bâtiment »
Le groupe de travail « Innovation » du Plan Bâtiment Grenelle renouvelle la vision d’un secteur du bâtiment « traditionaliste » en publiant son rapport définitif.
Lancé en mai 2010 par le Plan Bâtiment Grenelle, le groupe de travail « Innovation », co-piloté par Inès Reinmann, associée chez Axcior Corporate Finance, et Yves Farge, membre de l’Académie des Technologies, rend son rapport « Leviers à l’innovation dans le secteur du bâtiment » dans lequel le
groupe a souhaité mettre en lumière le gisement d’innovation que la filière du bâtiment doit aujourd’hui exploiter pour atteindre le facteur 4.
Contrairement à la définition classique de l’innovation qui se réduit aux aspects techniques, le groupe a retenu celle décrite par l’OCDE qui inclut l’innovation organisationnelle, commerciale ou encore financière. « Les membres du groupe de travail sont convaincus que le bâtiment et l’immobilier recèlent un potentiel d’innovation très important, dès lors que celle-ci est comprise au sens large. » ont déclaré les co-pilotes.
Le rapport « Leviers à l’innovation dans le secteur du bâtiment » a pour vocation d’ouvrir de nouvelles pistes en termes d’innovation dans le bâtiment sur l’organisation de la filière, la réglementation et la législation, le financement, l’assurance et la certification, la copropriété, la mesure et la vérification, et les chaleurs récupérables.
12 propositions ont été formulées pour inciter décideurs et grand public à changer de point de vue sur un secteur encore perçu comme traditionnel, et pourtant en plein bouillonnement créatif et primordial pour notre économie.
Des propositions élaborées autour de 3 axes
« Innover partout » : innover à toutes les échelles géographiques (locale, nationale, internationale) et à tous les niveaux : scientifique, technologique, organisationnel, financier et commercial.
« Innover pour les utilisateurs » : sortir du carcan de la technicité de l’innovation dans le bâtiment et promouvoir la vision du bâtiment comme un service : les besoins des utilisateurs sont placés au centre de toutes les attentions.
« Innover dans le processus » : innover sur les aspects organisationnel, contractuel ou réglementaire, pour gagner sur les coûts, la qualité, la performance et par conséquent la compétitivité des entreprises.
(source : communiqué de presse du Plan Bâtiment Grenelle)
> Téléchargez le rapport « Leviers à l’innovation dans le secteur du bâtiment »





Bacher P. Credo antinucléaire : pour ou contre ? Préf. d'E. Brezin. Ed. Odile Jacob, 2012, 176 p.
