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Les biocarburants
L'énergie hydraulique et l'énergie éolienne
Prospective sur l'énergie au XXIème siècle - octobre 2008
les perspectives de l'énergie solaire en France
Communication à l'Académie des technologies de Christian Marbach, ancien responsable de Soffinova Partners et de l’Anvar
Comment aider les PME à prendre en compte les évolutions de la technologie avec toutes leurs conséquences, et même les encourager à jouer un rôle important dans la conception et la mise au point d’innovations majeures ? Le présent rapport à l’Académie des technologies propose des éléments de réponse à ces questions.
Après avoir rappelé ce qu’est le monde divers et essentiel des PME en France, il évoque les innombrables occasions de dialogue que celles-ci ont, absolument toutes, qu’elles le souhaitent ou non, avec les technologies et leurs mutations.
Le rapport donne ensuite quelques indications sur les conditions d’une bonne diffusion technologique, avant d’insister sur le cas de PME qui cherchent à être plus actives dans ce registre, par exemple les sous-traitantes de grands groupes ou les jeunes entreprises créées pour développer une innovation.
Il rappelle enfin que la condition essentielle du succès des PME confrontées à la déferlante technologique est la qualité de leurs responsables et collaborateurs. Ceci suppose d’abord que les règles d’accès aux métiers et à la gestion de nombreuses PME, aujourd’hui encadrées en France par un système souvent malthusien d’autorisations, n’oublient jamais la dimension technologique dans ses bases et son évolution. De même, la formation technique initiale souffre dans notre pays de fortes lacunes relatives à la « sélection » de ses élèves, ce qui pénalise d’abord les PME qui en seront les principaux employeurs. Enfin, il n’est pas certain que l’appareil de formation permanente actuel permette aux responsables et aux collaborateurs des PME de s’approprier sans trop de difficultés et sans trop de délais les évolutions technologiques.
Dans un contexte prévisible de raréfaction et par conséquent d’augmentation du prix des carburants d’origine fossile, les biocarburants présentent le double avantage d’une production renouvelable et d’un gain énergétique net. De plus, de par leur origine végétale, ces biocarburants permettent une réduction nette des rejets de gaz à effet de serre par rapport aux produits fossiles correspondants.
La France s’est engagée de façon volontariste dès le début du XXIe siècle dans la construction de filières industrielles complètes, du champ à l’usine. Celles-ci intègrent les cultures et le stockage des céréales et de betteraves pour la production d’éthanol et celles du colza et du tournesol pour la production de l’huile végétale, ces matières premières d’origine agricole qui après transformation chimique se substituent respectivement à l’essence et au fuel.
Afin d’élargir la palette des matières premières utilisables et en particulier de pouvoir utiliser des déchets agricoles, sylvicoles ou ménagers qui de par leur nature n’entreront plus en compétition avec des produits agricoles utilisés également dans l’alimentation, de nouvelles technologies sont actuellement en phase de développement dans plusieurs pays dont la France.
L’Académie des technologies fait l’état de l’avancement de ces développements et esquisse les scénarios qui, d’ici 2030, au moment où le prix des carburants fossiles deviendra réellement problématique, positionneront les biocarburants comme un
élément important mais sûrement partiel du bouquet énergétique dédié aux transports terrestres.
Commander Les biocarburants
L’ÉNERGIE HYDRAULIQUE ET L’ÉNERGIE ÉOLIENNE - mars 2009
L’énergie se situe au coeur des enjeux géopolitiques mondiaux.
Le rapport de l’Académie des technologies L’énergie hydraulique et l’énergie éolienne présente les conditions de production et de stockage de ces énergies renouvelables, détaille leurs impacts environnementaux et dessine une carte de leur implantation au niveau mondial.
Aujourd’hui, les pays émergents sont les moteurs de ces industries qui, l’une comme l’autre ont un impact sur l’aménagement des territoires et sur leur environnement socio-économique et écologique. L’existence ou non d’une « morale du développement » détermine souvent la réussite des projets.
Ainsi, selon ce rapport, les enjeux politiques sont essentiels. Il s’agit de respecter le principe de souveraineté de chaque pays tout en laissant aux institutions internationales et régionales, aux agents économiques, aux professionnels et aux ONG la possibilité de jouer leur rôle dans l’aménagement durable de la planète.
Prospective sur l'énergie au XXIème siècle
octobre 2008
Présentation
Une quarantaine d’années nous séparent de 2050. Pour apprécier la modestie avec laquelle nous devons aborder les prévisions énergétiques pour cette date, un regard en arrière sur le paysage énergétique des années 1960 nous éclaire sur la puissance des changements qui peuvent intervenir en moins d’un demi-siècle dans les domaines de l’énergie et de la société : la population mondiale a doublé, sa consommation énergétique a triplé, et la nature des risques physiques et géopolitiques a profondément changé.
Le charbon était encore en 1960 la première source d’énergie, le pétrole, qui n’était pourtant qu’à la moitié de sa consommation actuelle, commençait déjà à égaler le charbon avec le développement des transports. Le gaz naturel n’était qu’à ses débuts et le nucléaire embryonnaire. L’hydraulique était la seule énergie renouvelable, mais ce mot n’était pas encore employé.
Le grand absent du paysage était le changement climatique, ce paramètre géant qui domine maintenant notre futur énergétique et introduit la nouvelle contrainte de la réduction nécessaire des émissions de carbone. Aujourd’hui le paysage de l’énergie a profondément changé et pris une dimension géopolitique mondiale, le charbon existe encore pour 200 ans (hors d’Europe), mais pollue trop, le pétrole et le gaz ont leur horizon beaucoup plus limité mais ont pris la tête par leur commodité d’emploi, le potentiel de l’hydraulique est entièrement exploité dans les pays développés, le nucléaire est la seule énergie mature sans carbone et la plus économique, mais soulève encore des craintes dans le public. Les économies d’énergie sont partout requises et les énergies renouvelables restent à un faible niveau. La contrainte carbone obligera à diviser par deux les émissions mondiales d’ici à 2050 et sera le déterminant essentiel des choix énergétiques.Cette mise à jour de l'édition 2004, fruit de trois années de travail supplémentaire au sein de l'Académie des technologies, a pour objectif de livrer au public une information scientifique objective lui permettant de prendre conscience des vrais problèmes de l'énergie qui vont se poser au cours de ce siècle.
les perspectives de l'énergie solaire en France
Communication -juillet 2008 -
Présentation
La préoccupation du changement climatique et la crainte d’une crise d’approvisionnement énergétique suscitent un intérêt accru pour les énergies renouvelables, dont l’énergie solaire.
Parallèlement, le marché des installations solaires est en forte croissance, de nouvelles technologies arrivent sur le marché, les directives européennes obligent à élargir le bouquet énergétique aux énergies renouvelables, la législation française favorise l’utilisation de l’énergie solaire et le public est sensible à ses atouts.
Ce nouveau contexte international et national a incité l’Académie des technologies à effectuer un état des lieux des technologies disponibles, des marchés et des incitations publiques pour le développement de l’énergie solaire en France.
Ce rapport, après avoir dressé un tableau de la situation actuelle, suggère des voies pour une large contribution de l’énergie solaire au bilan énergétique français à l’horizon 2050.





Les usages du principe de précaution. Paris, Ed. Le Manuscrit, 2011