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Modélisation, succès et limites

Les modèles, notamment les modèles mathématiques, ont envahi la pratique scientifique. Ils sont aussi des objets technologiques et sont même entrés dans la vie de tous les jours. Une économie en pleine expansion les concerne : des modèles sont vendus et des prestations payantes peuvent accompagner leurs utilisations. Un marché est en train de se développer.

Au-delà de la science, notre vie quotidienne est concernée par cette évolution, que ce soit pour la santé, pour les prévisions météorologiques, pour le suivi des fluctuations des marchés financiers, sans oublier les multiples contrôles de systèmes techniques, les réalisations architecturales, l’aménagement et la gestion des territoires. Et ce ne sont que des exemples.

Les mises en œuvre informatiques possibles ont multiplié les usages et les impacts des modèles. Cependant, les questions relatives aux incertitudes, à la formulation des problèmes et à l’interprétation des résultats, les limites pratiques et théoriques de leur utilisation, ainsi que les aspects qui concernent la programmation, la mise en œuvre et la validation de logiciels de modélisation et de simulation, doivent être abordés de façon pertinente et efficace. Enfin et au-delà des aspects opérationnels, le modèle est également un outil conceptuel, ainsi que de diffusion des connaissances, aussi bien dans la pratique scientifique que dans le développement technologique.

C’est sur la base de ce constat qu’un colloque a été organisé en commun par l'Académie des Technologies et le CNRS pour faire le point sur les développements récents, ainsi que sur les succès et les limites de la modélisation. Des exemples illustratifs ont été empruntés à divers secteurs scientifiques et technologiques : industrie, agriculture, santé, environnement, numérique, économie, mais aussi informatique, un domaine où la modélisation est efficace, non seulement pour la mise en œuvre de modèles mathématiques, mais aussi de formalisation (modèles multi-agents) ou pour ses besoins propres. Pour organiser les débats, quelques questions communes ont été identifiées et ont fait l’objet de trois sessions.