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Seize nouveaux membres élus à l'Académie des technologies

Chaque année, l’Académie recrute de nouveaux membres afin d’élargir ou d’approfondir son champ de réflexion et d’action, dans le cadre d’une procédure de recrutement rigoureuse, qui prend en compte l’excellence des personnes et le rayonnement de leurs travaux en Europe et à l’international. Le 5 décembre 2018, l’assemblée plénière a procédé à l’élection de seize nouveaux membres[1], portant le nombre d’académiciens à 330.
[1] Élections approuvées par décret en date du 19 février 2019.

 

Les académiciens élus sont :

 

Stéphane ANDRIEUX - Diplômé de l’École nationale des ponts et chaussées, Stéphane Andrieux est directeur général scientifique de l’ONERA. Entré à EDF en 1985, après avoir dirigé l’ensemble des départements de recherche d’EDF entre 2007 et 2009, il devient directeur scientifique d’EDF R&D (2009- 2015). Il fonde en 2004 le Laboratoire de mécanique des structures industrielles durables (LaMSID, unité mixte de recherche EDF/CNRS/CEA). Il est secrétaire du conseil scientifique d’EDF SA et expert dirigeant du groupe EDF. Professeur adjoint à l’école nationale des ponts et chaussées (ENPC) puis professeur chargé de cours à l’École polytechnique, il est maintenant professeur à l’École des ponts ParisTech. Auteur de plus de quarante publications dans des revues internationales à comité de lecture, il est — ou a été — membre de nombreux conseils scientifiques d’établissement de recherche et d’enseignement en France.

Geneviève BERGER – Agrégée de physique, Docteur d’État en médecine et en biologie humaine, Geneviève Berger est directeur de la Recherche de la société suisse Firmenich depuis le 1er juillet 2015. Elle a dirigé au sein du CNRS et de l’hôpital Broussais Hôtel-Dieu le laboratoire d’imagerie paramétrique mixte de 1991 à 2000, avant d’être directeur général du CNRS, de 2000 à 2003. Professeur des universités-praticien hospitalier à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière de 2003 à 2008, elle rejoint Unilever en qualité de directeur de la Recherche puis directeur scientifique, de 2008 à 2014. Elle a reçu la médaille d'argent du CNRS en 1994, le prix Yves Rocard (Société française de physique, 1997), le grand prix d'Europe pour le prix de l'innovation (2001) et le prix de l’échographie en médecine (IAGU, 2006).

Alain BERNARD – Agrégé de génie mécanique, Docteur de l'École centrale de Paris, Alain Bernard est depuis 2001 professeur des Universités à l'École centrale de Nantes, et responsable de recherche au laboratoire des sciences du numérique de Nantes. Alain Bernard a été à l'origine de la création du Centre de prototypage rapide européen d'assistance, de transfert et d'expérimentation (CREATE) de l'École centrale de Paris qu’il a animé pendant cinq ans. Entre 1996 et 2001, il est professeur à l’Université Nancy I et chercheur au Centre de recherche en automatique de Nancy où il dirige l'équipe Ingénierie de la conception et de la fabrication et pilote des projets dans les domaines de la modélisation des produits, des procédés et processus, de la rétro-conception et du prototypage rapide. Il est conseiller scientifique au Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation et, depuis 1992, vice-président de l’Association française du prototypage rapide.

Thierry BONHOMME – Diplômé de l’École polytechnique et de l’École nationale supérieure des télécoms, Thierry Bonhomme est conseiller du président du groupe Orange. Auparavant, il a occupé successivement dans le groupe les responsabilités de directeur de l’exploitation technique à Paris Nord, directeur régional à Grenoble, puis Marseille, avant de devenir directeur de la distribution sur le marché entreprise, puis directeur général adjoint en charge de la division Réseaux, opérateurs et de la Recherche et développement en 2006. À ce titre, il participe à la création du technocentre d’Orange, lance le développement des livebox 1.2, 2 et play et crée Orange Labs Réseaux et Orange Labs Services. Nommé directeur général d'Orange Business Services en mai 2013, il crée trois nouveaux domaines de croissance : le cloud, la cyberdéfense et les applications.

Jean-Pierre CHEVALIER – Docteur en physique des métaux de l’Université de Cambridge, Jean-Pierre Chevalier est professeur titulaire de la chaire de matériaux industriels au Conservatoire national des arts et métiers. Il intègre le CNRS en 1977 et dirige le Centre d'études de chimie métallurgique du CNRS de 1988 à 2001. À partir de 2000, il enseigne la métallurgie au Cnam. En 2009, il est nommé responsable du département Ingénierie à l'Agence nationale de la recherche, fonction qu’il exerce jusqu'en 2015. Il met en place des appels à projets annuels, notamment avec des entreprises et réalise des expertises dans le cadre du programme Investissement d'avenir. Il participe à la création d’un MOOC sur le développement durable à l’École centrale de Paris, crée un cours sur les matières premières et donne de nombreuses conférences. Il est également l’auteur de plus de cent publications.

Christian COLLETTE – Ingénieur (Ensic, Nancy), titulaire d’un doctorat en sciences des polymères de l’université Pierre et Marie Curie (ESPCI), Christian Collette est vice-président R&D d’Arkema et directeur New Business Development du groupe depuis 2008. Après un post-doctorat à l'Université de Santa Barbara, il rejoint en 1987 le groupe Elf Aquitaine. Il sera directeur de la recherche et du développement d'Arkema de 2004 — date de la création de l'entreprise — à 2007. Membre de la Société chimique de France (SCF) et expert à l'Agence nationale de la recherche (ANR), il a présidé le jury des Instituts Carnot de 2009 à 2013.

Paul FRIEDEL - Polytechnicien (1976), docteur d'État en physique des solides (1987), Paul Friedel est directeur d’IMT Atlantique, une grande école d’ingénieur née de la fusion de Télécom Bretagne et Mines Nantes. Sa carrière a été consacrée à la recherche, au développement et à l’entrepreneuriat dans l’industrie (Philips, Diebold) et les services (T+ Médical, Orange), en France et à l’étranger. Il a travaillé sur la physico-chimie des semi-conducteurs-et isolants et a été parmi les premiers à identifier le potentiel des matériaux silicium-germanium-(Si-Ge). Il a contribué à l’émergence de la télévision numérique (MPEG-2), dont il a — entre autres — assuré l’industrialisation. Il a dirigé le laboratoire de recherche de Philips en France (LEP). En 2005, il est nommé directeur de la recherche à Orange Labs. Il a obtenu le grand prix de l'électronique Général Ferrié en 1996.

Patrick JOHNSON - Diplômé de l’École nationale supérieure de l’aéronautique et de l’espace (ISAE-SupAero), titulaire d’un mastère en sciences informatiques, Patrick Johnson est vice-président Sciences & Corporate Research chez Dassault Systèmes (3DS). Il rejoint 3DS en 1996 et occupe divers postes en R&D – du développement d’infrastructures collaboratives aux solutions de conception pour la marque phare CATIA.
En 2001, il prend la direction du département d’intelligence artificielle et joue un rôle clé en modélisation des savoir et savoir-faire, actuellement utilisés dans l’industrie. Après avoir été assistant technique exécutif de Bernard Charlès, directeur général, il prend la direction de la Recherche en 2004 et pilote l’invention de technologies disruptives pour l’ensemble du groupe. Il entreprend notamment une diversification significative, avec le programme européen BioIntelligence (bio-informatique industrielle) aboutissant à une consolidation du secteur et la création d’une marque leader (BIOVIA).

Catherine LAMBERT – Diplômée de L’École nationale supérieure d'électrotechnique, d'électronique, d'informatique, d'hydraulique et des télécommunication (ENSEEIHT), de l’École supérieure de commerce de Toulouse et titulaire d’un doctorat  et d’une habilitation à diriger des recherches en Traitement du signal et des images, Catherine Lambert dirige, depuis 2013, le centre mutualisé de recherche, de développement, de transfert et de formation en matière de simulation et de calcul haute performance (Cerfacs). En 1989, elle intègre le CNES comme ingénieur en traitement du signal embarqué. Elle est impliquée dans plusieurs projets spatiaux (CLEMENTINE, IASI, PLEIADES, …) puis dirige le service Animation technique et préparation du futur à partir de 2004. En 2014, elle crée Women in Aerospace Toulouse et, depuis 2016, elle préside l’association des ingénieurs ENSEEIHT. Elle est membre du conseil scientifique sur l’observation de la terre de l’ESA. Elle est lauréate du prix Kodak-Pathé-Landucci de l’Académie des Sciences (1997).

Laurent MALIER – Diplômé de l’École polytechnique, docteur en physique, Laurent Malier est directeur du développement des technologies digitales et imageurs de STMicrolectronics depuis 2015. En 1996, Laurent Malier intègre le ministère français de la Défense, en charge de la R&D en électronique, où il a la responsabilité des technologies d’imagerie infrarouge, puis de composants hyperfréquences et enfin du département des composants électriques et microélectroniques. En 2001, il rejoint Alcatel Optronics, comme responsable du développement des nouveaux produits, puis comme directeur de la division semi-conducteur. En 2005, il rejoint le laboratoire d’électronique et de technologies de l’information (LETI) du CEA en tant que directeur Stratégie et programmes avant de prendre la direction de l’institut (2006-2014). Auteur d'un rapport pour le ministère de l'industrie sur les sites de production microélectronique en France (2009), il a piloté le plan industriel "nouvelle France industrielle" sur la nanoélectronique. Il est président de l'Association des instituts Carnot depuis 2013.

Stéphane MALLAT – Diplômé de l’École polytechnique et titulaire d’un Ph.D en traitement du signal (Université de Pennsylvanie) et d’une habilitation en mathématiques (Université Paris-Dauphine), Stéphane Mallat est professeur au Collège de France depuis 2017, au sein de la chaire des Sciences des données. De 1988 à 1996, il était professeur à l’Institut Courant de l’Université de New York puis professeur de mathématiques appliquées à l’École polytechnique de 1995 à 2012. En 2001 il a cofondé une startup Let It Wave qu’il a dirigée jusqu’en 2007. Il était professeur à l’École Normale Supérieure de 2012 à 2017. Il a reçu de nombreux prix pour ses travaux sur les ondelettes et leurs applications en traitement du signal. Il travaille actuellement sur les algorithmes d’apprentissage et les réseaux de neurones. Stéphane Mallat a reçu la médaille de l’innovation du CNRS en 2013. Il a été élu à l’Académie des Sciences en 2014 et à la National Academy of Engineering américaine en 2017.

Isabelle MORETTI – Titulaire d'un doctorat en sciences de la terre (Université Paris XI) et d’une thèse d’État sur la modélisation de l’ouverture des rifts, Isabelle Moretti débute sa carrière en 1987 à l'Institut Français du Pétrole (IFP) où elle travaille sur la modélisation de bassin et la déformation dans la croute supérieure terrestre et développe des outils de restauration en 2D puis en 3D. De 1986 à 2012, elle entremêle ses activités de recherche avec des travaux d'expertise pour l'industrie (Total, Cepsa, YPFB). En 2012, elle rejoint le groupe Engie en tant qu’experte, puis passe à la direction de la recherche comme directeur des technologies, puis directrice scientifique. Elle est alors en charge du choix des technologies de demain pour le nouveau mix énergétique - énergies renouvelables, hydrogène, territoires et bâtiments intelligents, autonomies énergétiques et autres marchés émergents. Isabelle Moretti a maintenant repris des activités de recherche à l’ Université de Pau et des Pays de l'Adour (UPPA) et à l’Université Pierre et Marie Curie.  Auteure de plus de 120 articles scientifiques, elle est administratrice à l’Ineris et au BRGM. Elle  préside l’organisme européen de recherche sur le gaz (Gerg).

Patrick PÉLATA –Diplômé de l'École polytechnique et de l'École nationale des ponts et chaussées (ENPC), titulaire d'un doctorat en socio-économie de l'École des hautes études en sciences sociales, Patrick Pelata est président fondateur de Meta Consulting LLC, société de conseil stratégique en transformation numérique pour l'industrie automobile. Il entre chez Renault en 1984 comme chef d'atelier à l'usine de Flins, participe au projet Twingo en 1985 puis à la réorganisation de l’ingénierie au Technocentre de Guyancourt. Il devient directeur du développement de l'ingénierie véhicule en 1998 et entre au comité de direction Renault. En 1999, suite à la création de l'alliance entre Renault et Nissan, il rejoint Nissan à Tokyo en tant que directeur général adjoint en charge du plan, du produit, du design et des programmes et membre du comité exécutif et du conseil d'administration de Nissan. En 2005, il revient chez Renault en tant que directeur général adjoint en charge du plan, du design et des programmes Corporate et Produits. Il est directeur général délégué du groupe Renault d'octobre 2008 à avril 2011. En 2012 il rejoint Salesforce, leader mondial des outils relation client, à San Francisco, comme vice-président. Il est administrateur d'Orano (anciennement Areva) et de Safran.

Patrice SIMON – Titulaire d’un doctorat en sciences des matériaux de l’Institut National Polytechnique de Toulouse, Patrice Simon est professeur à l’Université Paul Sabatier Toulouse III, directeur-adjoint du Réseau sur le stockage électrochimique de l’énergie (RS2E) et ancien directeur de l’Institut de recherche européen Alistore. Ses travaux de recherche portent sur la synthèse et la caractérisation de matériaux pour le stockage électrochimique de l’énergie (batteries et supercondensateurs ) et, plus particulièrement, sur l’électrochimie aux interfaces. Il est nommé en 1996 maître de conférences au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), dans la chaire d’électrochimie industrielle. Il rejoint l’Université Paul Sabatier en 2001 (laboratoire Cirimat), où il crée la thématique de recherche Matériaux pour le stockage électrochimique de l’énergie. Il a reçu la médaille d’argent du CNRS en 2015 et le Brian Conway Prize of Physical Chemistry de l’International Society of Electrochemistry en 2018.

Nathalie SMIRNOV - Ingénieur diplômée de Supelec (1989), de Harward Business School (Boston, États-Unis, 2007) et administratrice certifiée IFA (Institut d’études politiques), Nathalie Smirnov est directrice des activités Services de Naval Group depuis 2014. Elle débute sa carrière en 1989 chez Cap Ses et intègre, en 1992, la société Nortel au sein des activités GSM, en endossant successivement les rôles d’ingénieur de validation, de chef de projet, de chef de service et enfin de chef de département, en France puis aux États-Unis. En 1998, elle rejoint le groupe Alcatel où elle devient directeur des Opérations de la division Mobile puis prend, en 2002, la direction des activités de commutation de réseaux d’Alcatel. En 2007, Nathalie Smirnov rejoint Thales Alenia Space où elle deviendra directrice des activités télécoms de la société, incluant les grands systèmes spatiaux civils et de défense.

Anne WAGNER - Titulaire d’un doctorat en génie biochimique et d’un diplôme d’ingénieur en biotechnologie, Anne Wagner est directrice de la recherche et du développement chez Tereos depuis 2013. En 1993, elle commence sa carrière industrielle à Jungbunzlauer, l'un des principaux producteurs d'acides organiques et d'hydrocolloïdes par fermentation. Elle rejoint, en 1996, Tereos Syral (aujourd’hui Tereos Starch & Sweeteners Europe) en tant que directrice de la qualité et de la R&D jusqu’en 2005. Entre 2006 et 2008, elle est responsable du laboratoire de microbiologie d'Eli Lilly, usine de médicaments pour enfants de Tereos. A partir de 2008, elle occupe le poste de vice-présidente Innovation et qualité chez Tereos Syral, avant d'être nommée au poste de directrice de la R&D. Anne Wagner est également présidente d’Imrove SAS et du consortium Protéines France. Elle est membre du conseil d'administration de plusieurs instituts universitaires, clusters et associations professionnelles.