Presse

Ingénierie numérique : Entre ruptures technologiques et progrès économiques et sociétaux

Communiqué de presse
15 décembre 2011

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont à l’origine de ruptures technologiques, économiques et sociétales fondamentales. Vecteur d’innovation et de compétitivité pour les entreprises et les administrations, elles modifient profondément les modes de vie et les conditions de travail ainsi que l’organisation des entreprises.

Le CESE (Conseil Economique, Social et Environnemental), le CGIET (Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies) et l’Académie des Technologies ont, sur ce thème, organisé le 25 Novembre au Palais d’Iéna un grand débat réunissant des acteurs prestigieux du monde industriel, économique et social. Les TIC représentent un enjeu stratégique fondamental pour le développement économique de le France, tant par l’important potentiel de création d’emplois et de valeur dans les sociétés de technologies issues de ces domaines, que par l’impérieuse nécessité pour les entreprises (grandes et petites) d’intégrer ces technologies à tous les niveaux de l’organisation de l’entreprise.

L’usage du numérique est maintenant devenu incontournable d’un point de vue industriel, non seulement dans les phases aval de validation ou qualification d’un produit ou service mais bien mieux dans leur phase de conception. Dans un contexte - français ou européen - marqué par les délocalisations, où les objectifs de ré-industrialisation deviennent prioritaires, on mesure aisément l’importance de s’assurer de la maîtrise technologique des outils qui sont indispensables à tout processus industriel de création de valeur. De même les technologies d’aide à la décision, qu’elles soient commerciales, stratégiques, techniques, ou encore politiques, vont être entièrement révolutionnées par des nouvelles possibilités de traitement et d’analyse au sein des masses de données considérables accessibles par Internet. La capacité d’accéder rapidement à ce type d’information devient alors non seulement un enjeu de compétitivité mais aussi de pouvoir dans une économie mondialisée.

La France dispose d’un potentiel et de compétences pour répondre à ces défis, mais des mesures fortes et rapides doivent être prises pour saisir ce qui est à la fois une chance mais aussi un risque pour notre pays. Pour permettre une appropriation optimale de ces nouvelles technologies, plusieurs actions sont impératives :

- Un effort soutenu de Recherche et Développement placée sous le signe de la continuité et du long terme au sein d’équipes pluridisciplinaires, industrielles et académiques ;
- La mise en place d’infrastructures nationales garantissant à tous (industries, administrations et citoyens) un accès aisé à ces technologies ;
- Un effort important d’information et d’aide à la conduite du changement pour assurer l’acceptabilité de ces changements structurels fondamentaux, notamment auprès des citoyens et des PME ;
- La mise en place dans les universités et les grandes écoles de formations adaptées pour répondre aux besoins importants de compétences et permettre un bon usage de ces technologies dans la vie professionnelle et privée.

Ce grand débat a permis de mettre en évidence trois ruptures essentielles :

- La généralisation de l’usage des outils de modélisation et de simulation et le calcul haute performance ;
- Les outils de virtualisation et d’immersion 3D ;
- La disponibilité de masses considérables de données et l’impact des techniques de traitement et d’analyse de celles-ci.


Ces ruptures ont été illustrées par trois secteurs économiques, les secteurs du transport, de la chimie et des matériaux et de l’agro-alimentaire, en insistant sur le caractère générique de ces ruptures et sur leur impact dans tous les secteurs de l’industrie, des services et de l’administration.

Consulter le programme du colloque ingénierie numérique du 25 novembre 2011

Les organisateurs

Académie des technologies

Créée en 2000, présidée par Bruno Revellin-Falcoz, l’Académie des technologies a pour vocation d’être le corps intermédiaire de référence dans le domaine des technologies entre les décideurs, l’opinion publique, la recherche et les acteurs socio-économiques. Forte de 268 académiciens d’origines diverses - ingénieurs, industriels, chercheurs, agronomes, architectes, urbanistes, médecins, sociologues, économistes- l’Académie des technologies est un lieu de réflexions et de propositions d’actions face aux grands défis technologiques.

Conseil Economique, Social et Environnemental

Le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) est la 3e assemblée constitutionnelle de la République française. Composé de 233 membres représentants de tous les citoyens et de toutes les mouvances culturelles et associatives, le CESE est un lieu de dialogues et de débats. Il permet la participation de tous à la politique économique, sociale et environnementale de la France.

Réunie au Palais d’Iéna à Paris, l’assemblée présidée par Jean Paul Delevoye peut être saisie par le gouvernement, par les deux présidents du Parlement, mais également par les citoyens directement grâce au système de la pétition citoyenne. Enfin, le CESE peut décider seul de s’emparer d’un sujet correspondant à ses champs d’intervention.

Habités par une forte volonté d’action et de participation à la vie politique au nom de tous les citoyens, les membres du CESE rendent des avis qui irriguent les réflexions, les travaux législatifs et les prises de décisions du gouvernement comme du Parlement

Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies

Présidé par le ministre chargé de l’économie, le Conseil général de l’industrie, de l’énergie est des technologies (CGIET) a pour mission première d’apporter aux Pouvoirs publics des éléments d’évaluation de préfiguration ou de prospective sur les politiques publiques intéressant le développement économique et l’industrie, les technologies de l’information, l’énergie, et l’utilisation du sous-sol.

Sous l’autorité du Vice-président, Pascal FAURE, le CGIET rassemble une cinquantaine d’ingénieurs généraux des mines et des contrôleurs généraux économiques et financiers, membres permanents du Conseil. Des membres associés apportent leur concours et leur expérience à ses travaux.

Contacts presse

Catherine Côme

Académie des technologies

Tél. : 01 53 85 44 30

catherine.come@academie-technologies.fr

Christine Tendel

CESE

Tél. : 01 44 43 61 55

Christine.tendel@lecese.fr

Sylvie Tanneur

CGIET

Tél. : 01 53 18 54 74

sylvie.tanneur@finances.gouv.fr