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#Industrie et services

Quelle autonomie et quel futur pour le spatial européen ?

Compte rendu de la séance thématique du 28 mai 2025

Séance organisée par Michel COURTOIS
Intervenants : Lionel SUCHET, Toni TOLKER-NIELSEN et Antonio ABAD-MARTIN

La révolution numérique et la miniaturisation des technologies ont permis de mettre les technologies spatiales au service de nombreux secteurs d’activité, ce qui a fait passer le secteur spatial d’une économie fermée, contrôlée par les États, à une économie ouverte.

Les agences spatiales historiques qui, en Europe, peinent parfois à se coordonner, sont confrontées à l’émergence de nouveaux acteurs étatiques et à la concurrence de nombreux acteurs privés, dont certains disposent de budgets colossaux. Elles sont, par ailleurs, très dépendantes des États-Unis, à la fois politiquement, en matière de technologie, et de co-financements de projets.

L’Europe souhaite préserver son autonomie d’accès à l’espace afin de répondre aux besoins économiques, sociétaux et de sécurité des citoyens européens. Elle dispose d’infrastructures de premier ordre, comme le Centre Spatial Guyanais et des lanceurs Ariane 6 et Vega-C, devenus opérationnels en 2024, Elle a lancé à la ministérielle de 2023 le European Launcher Challenge visant à susciter de nouveaux acteurs dans le domaine des lanceurs En parallèle plusieurs programmes de petits lanceurs européens ont été initialisés, principalement de manière nationale, avec des financements rivés. Au moment de ce Compte rendu l’ESA a sélectionné 5 de ces projets pour les promouvoir au niveau du European Launcher Challenge. Elle tente, avec l’initiative IRIS2 de la Commission Européenne, de mettre en place un premier réseau de satellites multi-orbitaux, afin de lutter contre l’irruption des mégaconstellations de télécommunication haut débit en orbites basses principalement US et Chinoises. Enfin elle a engagé le développement d’une mini navette récupérable, (Space Ride).

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