Compte rendu de la séance thématique du 9 juillet 2025
Séance organisée par Abderrahmane KHEDDAR
Intervenants : Raja CHATILA, Christian DURIEZ , Catherine SIMON et Damien CHABLAT
À l’origine, l’IA n’a pas été conçue pour interagir avec le monde physique. Une part non négligeable de la robotique s’appuie cependant désormais sur l’IA, y compris l’IA générative, par exemple pour désigner les tâches à accomplir en langage naturel. La physical intelligence se heurte toutefois à de nombreux défis, comme le faible nombre de modèles disponibles en matière d’environnement réaliste ou de tâches robotiques, l’ancrage dans le monde réel, le défi de la complexité ou encore l’alignement avec les objectifs humains.
Alors que les robots rigides articulés classiques s’inspirent généralement de la morphologie humaine, la robotique souple trouve son inspiration chez toute sorte d’être vivants, comme l’éléphant, dont la trompe effectue des mouvements à la fois souples et précis et leur permet de palper les objets avant de les saisir, mais aussi le poisson ou la pieuvre. L’équipe Defrost de l’INRIA a ainsi développé une application permettant de guider les cathéters de façon très souple et précise à travers les vaisseaux sanguins.
Les ruptures technologiques actuelles dans le domaine de la robotique et de l’IA constituent des opportunités pour la France et pour l’Europe et peuvent leur donner l’occasion de reconquérir leur place en recherche et dans l’industrie. C’est pourquoi une partie importante des cinq grands programmes lancés par le SGPI (Secrétariat général pour l’investissement) concerne la robotique, comme le programme Défis transfert robotique, qui a pour objectif d’aider les porteurs de projets à traverser la « vallée de la mort », c’est-à-dire à passer du TRL4 au TRL7.
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